Résumé

Mme George d' Harcourt Madame la duchesse d'Orléans, Hélène de Mecklembourg-Schwerin… (1859)

La princesse et ses enfants restèrent dans la voiture. Quelqu'un les reconnut ; mais il ne se trouva personne pour les dénoncer.
En traversant la frontière, Madame la duchesse d'Orléans fondit en larmes; M. de Mornay, qui l'avait accompagnée, ne put retenir les siennes. « Nos larmes sont bien différentes, » lui dit-elle ; « vous pleurez de joie de nous avoir sauvés, et moi je pleure de douleur de quitter la France, cette France sur qui j'appelle toutes les bénédictions du ciel. En quelque lieu que je meure, qu'elle sache bien que les derniers battements de mon coeur seront pour elle. »
Source : Gallica

Mme George d' Harcourt Madame la duchesse d'Orléans, Hélène de Mecklembourg-Schwerin… (1859)

Habituée à vivre dans une sorte d'intimité avec la nature, elle en pénétrait la beauté dans ses détails comme dans son ensemble; un jour de soleil, une promenade dans un beau lieu, des fleurs qu'elle aimait à cueillir elle-même ont fait sa joie dans son enfance, et lui ont donné plus tard encore des moments de gaieté.
La princesse Hélène ne parut point surprise du mouvement nouveau que lui présentait la cour de Weimar; l'esprit ouvert déjà à tous les plaisirs de l'intelligence, elle s'y trouva à l'aise comme partout et semblait avoir passé sa vie au milieu de ceux auxquels on la présentait.
Source : Gallica

Mme George d' Harcourt Madame la duchesse d'Orléans, Hélène de Mecklembourg-Schwerin… (1859)

Rien de plus touchant, il faut le dire, que l'accueil fait à la princesse par les habitants d'Eisenach ; leur discrète sympathie s'exprimait de mille façons. On sentait des coeurs pénétrés d'une pitié respectueuse et tendre. Quand elle traversait les rues, à peine si on osait lever les yeux sur elle, tant on redoutait d'importuner sa douleur; mais la distraire, l'adoucir, était la pensée de tous. Dès que revint le printemps, sa chambre, dépouillée de tout autre luxe, se trouvait remplie de fleurs : les habitants aisés apportaient des fleurs rares, les pauvres des fleurs des champs
Source : Gallica

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