Louis-Sébastien Mercier

Louis-Sébastien Mercier

Résumé

Portrait de Louis-Sébastien Mercier Louis-Sébastien Mercier Contes moraux, ou Les hommes comme il y en a peu (1768)

Ah ! que devoient être grandes ces délices pour un coeur aussi sensible que celui de Sophie ! vous ne connoissez pas le bonheur d'être mére, vous qui n'avez pas compté tous les moments de joye qu'ont éprouvés vos enfants, lors qu'ils ont reçu les marques de votre amour ; qui n'avez pas eu la satisfaction de les appaiser en les serrant dans vos bras, lors que la douleur leur fait pousser des cris amers ; qui ne vous êtes pas assuré de leur bonheur, qui avez pu craindre qu'ils étoient négligés, ou que leur mort fut la fuite de votre barbarie étant causée par l'oubli de vos devoirs.
Source : Gallica

Portrait de Louis-Sébastien Mercier Louis-Sébastien Mercier Contes moraux, ou Les hommes comme il y en a peu (1768)

Julien, mais vous ne pouvez pas connoitre combien mon sort est horrible, votre pére est heureux,
vous êtes heureux vous même, votre coeur n'a jamais senti les peines de celui d'une mère tendre, votre oreille n'a jamais entendu les plaintes de la douleur sortir de la bouche d'une personne chérie ; vous n'avez jamais senti les larmes de vos parents se répandre avec amertume sur vos joues. Pourquoi suis-je le témoin infortuné de ces scènes aussi cruelles que désespérantes ? St. Julien vouloit répondre lorsque Du Tilleul les appella, il alla au-devant d'eux avec toute la bonté d'un père.
Source : Gallica

Portrait de Louis-Sébastien Mercier Louis-Sébastien Mercier Contes moraux, ou Les hommes comme il y en a peu (1768)

Clairville doit sans doute aimer beaucoup de monde, tous ceux qu'il voit lui aprennent à aimer en l'aimant lui-même ; croyez-vous cependant que quelqu'un l'aime plus que nous ? S'il a pour nous l'attachement que nous lui portons, si notre absence lui est aussi peu supportable que la sienne nous est affreuse, en vérité il a bien pu montrer du chagrin en nous quittant ; car il doit prévoir des jours bien tristes.... Clairville, l'occupation la plus douce de mon coeur, Clairville aimeroit-il quelqu'un plus que Sophie...
Source : Gallica

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