Résumé

Henri de Feucher Artaize Réflexions d'un jeune homme, par M. le chevalier de Feucher… (1786)

En vain, pour s'en dédommager, l'homme crie comme ce fou d'Atheîles, que tout est créé pour lui, que tout lui appartient. Que cette fourmilliere d'astres, qui ne luisent que la nuit, font faits pour le plaisir de ses yeux ; que les campagnes ne font couvertes de tant de fleurs & de fruits , que pour lui seul ; qu'enfin la Nature rend commun tout ce qu'il aime! L'insensé ne voit pas au contraire, qu'il aime tout ce qui est commun, qu'il ne se réjouit des fleurs que parce qu'elles exiften-t, qu'elles font plus belles dans les deserts, loin de lui, que près de son habitation
Source : Gallica

Henri de Feucher Artaize Réflexions d'un jeune homme, par M. le chevalier de Feucher… (1786)

Dans les brûlantes conversations de l'amour, dans le mol épanchement de l'amitié, dans ces extases où les ames confondues n'ont plus rien que de céleste : que de fois l'incertitude de l'avenir, la crainte d'un malheur inattendu , la triste idée de la mort, de ce terme inévitable, qui rompt les liens les plus chers.
Source : Gallica

Henri de Feucher Artaize Réflexions d'un jeune homme, par M. le chevalier de Feucher… (1786)

Ames aimantes, ne croyez pas que, vil détracteur de l'Amour, je me plaise à décrier son empire , ni que pour l'écraser fous ses Temples renversés d'une main mensongere, j'en fasse à plaisir une fausse peinture: c'est vous que j'atteste; aima-t-on jamais bien sans jalousie? Et ce dernier sentiment n'arrache-t-il pas plus de larmes, ne cause-t il pas plus d'effroi, de douleurs, de maux, que l'Amour de momens agréables ?
Source : Gallica

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