Henri de Feucher Artaize, Réflexions d'un jeune homme, par M. le chevalier de Feucher… (1786)
“ En vain, pour s'en dédommager, l'homme crie comme ce fou d'Atheîles, que tout est créé pour lui, que tout lui appartient. Que cette fourmilliere d'astres, qui ne luisent que la nuit, font faits pour le plaisir de ses yeux ; que les campagnes ne font couvertes de tant de fleurs & de fruits , que pour lui seul ; qu'enfin la Nature rend commun tout ce qu'il aime! L'insensé ne voit pas au contraire, qu'il aime tout ce qui est commun, qu'il ne se réjouit des fleurs que parce qu'elles exiften-t, qu'elles font plus belles dans les deserts, loin de lui, que près de son habitation ”
