Henri de Feucher Artaize Le cri de l'humanité, pour les victimes égorgées sous Robespierre…

Pest-il au fond des provinces de ces habitans désolés , errans parmi des monceaux de ruines et de cadavres, sur une terre fumant encore du sang de l'innocence ? L'est-il de cette malheureuse mère, repoussée de ses foyers , par les assassins même de son époux, riches et tranquilles; tandis qu'elle, sans asile, sans secours, manque souvent d'un pain grossier arrosé de ses larmes ? L'est-il de nous tous , tristes rejetons de ces respectables proscrits ? Et quel monument, quel acte , quel bienfait nous les attestent ces vertus?
Source : Gallica

Henri de Feucher Artaize Nouvelles réflexion [sic] d'un jeune homme… (1786-1787)

Jamais l'altière effronterie ne cacha un ame modeste : l'on a beau faire , malgré nous, l'extérieur prend la forme du dedans. Sans risque , je puis donc très-mal augurer de ces femmes dont le port hardi, le geste libre, la voix soldatesque , le front immuable m'annoncent le mépris des bienséances , l'oubli de la pudeur, ou des passions trop effrontées pour rougir.
Comment se peut-il qu'un sexe qui porte la dissimulation si loin , ne cherche pas à voiler , au moins d'une apparence décevante, un tus si noir ?
Source : Gallica

Henri de Feucher Artaize Réflexions d'un jeune homme, par M. le chevalier de Feucher… (1786)

Ames aimantes, ne croyez pas que, vil détracteur de l'Amour, je me plaise à décrier son empire , ni que pour l'écraser fous ses Temples renversés d'une main mensongere, j'en fasse à plaisir une fausse peinture: c'est vous que j'atteste; aima-t-on jamais bien sans jalousie? Et ce dernier sentiment n'arrache-t-il pas plus de larmes, ne cause-t il pas plus d'effroi, de douleurs, de maux, que l'Amour de momens agréables ?
Source : Gallica

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