Henri de Feucher Artaize

Résumé

Henri de Feucher Artaize Dégradation de l'homme en société… (1786)

Ces furies effrénées font l'ouvrage, sans doute, du vice & de la société.
La femme, de la nature sensible par tempérament, coquette par devoir, sédentaire par goût, est un délicieux assemblage de qualités précieuses; ses défauts même ne font rien, puifqu'ils sont corrigés par les vertus de l'homme, qui ne la laisse commander que dans tout ce qui touche à ses bonnes qualités , comme l'avoit destiné la nature. Son orgueil même devoit se borner à plaire à son bien-aimé, à se parer de tout ce qui le flatte; car
je trouve chez les sauvages les plus brutes, ce goût si flatteur pour notre vanité.
Source : Gallica

Henri de Feucher Artaize Dégradation de l'homme en société… (1786)

Ce n'est pas assez il en des ames paresseuses, insouciantes de gloire, qu'il faut effrayer de la honte, pour les porter au bien. Et qui dans sa patrie, au fein de sa famille, de ses amis , de ses Dieux , eût voulu supporter les reproches, les railleries, les mépris, dont les jeunes filles accabloient à toute heure l'homme inutile ou criminel? Qui n'auroit bravé plutôt mille morts, qu'une vie en proie à des humiliations continues ?
Aussi l'univers n'offre aucun exemple
Source : Gallica

Henri de Feucher Artaize Dégradation de l'homme en société… (1786)

Eh ! dans un corps ruiné de si bonne heure quand un homme pourroit encore conserver une ame forte, un esprit cultivé, à quoi serviroient tous ses avantages si le physique n'y répond? Je m'épargne la dégoutante peinture de nos mœurs, de leurs tristes effets, chacun peut y suppléer ; jamais peut-être il n'égalera la vérité.
Source : Gallica

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