“ Les habitants étaient tombés dans l’avilissement le plus abject ; les grands eux-mêmes montrèrent le même manque d’énergie, divisés entre eux, énervés par la corruption des mœurs, n’opposant que de vains efforts, sans unité. ”
Avilissement
Définition et enjeux
Avilissement désigne la perte de dignité ou de valeur morale. De nombreux auteurs l'ont abordé, comme Anatole France, qui dénonce le déclin des valeurs rurales, ou Charles Péguy, qui évoque un affaiblissement spirituel.
Les réflexions de Vermasse sur la dégradation des gouvernants et celles de Rod sur la violence des mœurs illustrent des approches variées. Ce concept, lié à l'honte et à la chute, révèle des tensions entre les normes morales et les réalités sociales.
Citations sur “avilissement”
Casimir Vermasse, À mitraille ! sur les agioteurs (1847)
“ Quand on envisage bien à quel degré d'avilissement, nos gouvernants, les agioteurs et les rhéteurs, nous ont réduit, il faut se demander si une société tellement avachie peut encore exister sans craindre de terribles commotions. ”
Édouard Rod,
À propos de l’Assommoir
“ Outrer l’outrance et violenter la violence, défigurer la grimace et ravaler l’avilissement, tel est le procédé exclusif de cet esprit attelé, quoiqu’il rue dans son attelage, et qui croit creuser des sillons en défonçant des ornières. ”
Donatien Alphonse François de Sade,
Les 120 journées de Sodome
(1904)
“ Et comment les punitions infligées à celui que vous voulez corriger réussiraient-elles à le convertir, puisque à cela près de quelques privations, l’état d’avilissement qui caractérise celui où vous le placez en le punissant lui plaît, l’amuse, le délecte, et qu’il jouit au-dedans de lui-même d’avoir été assez loin pour mériter d’être ainsi traité ? — Oh ! quelle énigme que l’homme ! dit le duc. — Oui, mon ami, dit Curval. Et voilà ce qui a fait dire à un homme de beaucoup d’esprit qu’il valait mieux le foutre que de le comprendre. ”
“ Et dans les mêmes yeux des pleurs intarissables, Et les marques de mort et d’amortissement. Et dans les mêmes yeux un tout autre regard, Un regard de détresse et d’amoindrissement. Et sous les mêmes cieux un tout autre hasard. Un hasard de tendresse et d’avilissement. Vous n’avez plus connu ce long désarmement Et le cœur inondé d’une haute splendeur. Et dans cette amplitude et ce contentement Tout un monde noyé dans sa propre candeur. Et ce repos d’un cœur qui ne manque de rien, Et qui se sait servi de toute éternité. ”
Donatien Alphonse François de Sade,
L’histoire de Juliette
“ Jeterons-nous les yeux sur ces magnifiques retraites de l’Asie : nous y verrons d’orgueilleux despotes, faisant prendre leurs desirs pour des ordres, assouplir la beauté la plus pure aux sales caprices de leur imagination, et réduire à l’avilissement le plus extrême, ces fières divinités que notre bassesse encense. ”
M. le vicomte de Caix de Saint-Aymour, Revue des Deux Mondes
“ Combien de fois, pour le moindre incident de la vie ordinaire, n’a-t-on pas vu toute la population en émoi, arrachée à la charrue, se soulever le fer et le feu à la main pour porter d’un village à l’autre la ruine et la désolation! ”
Anatole France,
Le Jardin d’Épicure
“ Je ne doutai plus que la civilisation, comme on la nomme, ne fût une barbarie savante et je résolus de devenir un sauvage. Il ne me fut pas difficile d’exécuter ce dessein à trente lieues de Paris, dans ce petit pays qui se dépeuple tous les jours. Vous avez vu sur la rue du village des maisons en ruine. Tous les fils des paysans quittent pour la ville une terre trop morcelée, qui ne peut plus les nourrir. ”
Jean Philippe Schmit, L'Abîme : 1793-1852, par Jonathan… (1851)
“ Or, qui tue ces choses tue la société. Tout se détraqué, se disloque, se désagrége, s'individualise : la nation dans l'empire, la province dans le royaume, la cité dans la province, la famille dans la cité, et chacun dans la famille. ”
Cyrille Pierre Théodore Laplace, Observations sur l'émancipation des noirs (1844)
“ Chez l'une, celle des planteurs, des revers de fortune causés par le système nouveau, une ruine paraissant inévitable, la complète subversion morale et matérielle de l'ordre social, ont exaspéré les esprits. ”
Joseph-François Michaud,
Histoire des quinze semaines
(1815)
“ Chaque quartier dans la capitale , chaque cité , chaque canton dans les provinces, avait Ses tyrans , décorés du nom d'amis de la liberté et de la patrie. Chaque village avait ses délateurs , nuit et jour occupés à poursuivre la vertu qui se dérobait aux regards de la tyrannie , et le malheur qui cherchait un asyle. Tous ces apôtres de la sédition parlaient avec une insolente ironie du gouvernement paternel des Bourbons ; ils disaient dans leurs proclamations, malheur aux riches , malheur aux hommes vertueux, malheur à tous ceux qui sont restés fidèles à la monarchie légitime. ”
Hippolyte Alibert, L'Édifice social, réforme électorale… (1839)
“ Elle crie au milieu d'une atmosphère de sang, cette vérité inébranlable : que, toutes les fois que la première partie du peuple déjà caractérisée a méconnu l'influence salutaire de la seconde, l'édifice social s'est écroulé en engloutissant les uns sous ses ruines et laissant les autres en proie à toutes les ignominies du crime et à toutes les angoisses de la misère ! ”
Ernest Hello,
M. Renan, l'Allemagne et l'athéisme au XIXe siècle
“ La cité elle-même leur déplaît ; car elle impose à tous ses lois. Dans leur course folle, ils se heurtent de temps en temps le front contre les murs sacrés des palais qui pourraient être à eux, puis s’écartent épouvantés, reviennent encore et regardent avec une haine mêlée de désir les douze grandes portes de la ville qui pourrait devenir leur patrie ! ”
G. Charmes, Revue des Deux Mondes
“ A chaque ville, à chaque village où nous passions, la population entière, les autorités en tête, accourait se prosterner sous nos pas, baiser nos bottines, nous marquer l’obséquiosité de la plus dégradante servitude. ”
Victor Brillard de Nouvion, Souvenirs du général comte de Rumigny… (1921)
“ L'anarchie, la terreur, la ruine publique, la misère qui déjà envahit toutes les classes ont succédé à des jours d'une prospérité sans exemple, les plus beaux dont la France ait joui depuis plusieurs siècles. ”
George Sand,
Souvenirs de 1848
“ Elles ont égaré, abaissé, gâté, abruti en quelque sorte l’espèce humaine. Elles ont fait entrer la peur, la méfiance, la haine, l’insulte, la menace, dans les mœurs des populations les plus calmes par tempérament et les mieux disposées au début de la Révolution. ”
Aloysius Huber,
Quelques paroles d'un proscrit…
(1848)
“ Dans la cité, parce que, entre les familles dont la cité se compose, existe un état permanent de haine , de division et de lutte dont la cessation n'est possible que par une réforme sagement progressive des institutions sociales et autres. ”
Louis Nigon de Berty, Histoire abrégée de la liberté individuelle chez les principaux peuples anciens et modernes (1834)
“ Le despotisme et l'absence de la liberté individuelle les ont annihilés. Partout les ressources du terroir sont négligées, les plaines désertes et incultes, les villes en ruine; la population diminue d'année en année, surtout dans les campagnes. ”
Eugène Sue,
Les Mystères du peuple
“ Nos gens de la vallée, malgré leur résistance héroïque, seront écrasés... Cependant, voyons! croyez-vous que les populations voisines, si hébétées, si craintives qu'elles soient devenues, resteront impassibles lorsqu'elles auront vu des hommes de leur race, défendant leur liberté, se faire exterminer jusqu'au dernier? Savez-vous que l'horreur de la conquête, la haine de la servitude, l'excès de la misère, ont souvent poussé à d'indomptables révoltes des peuples encore plus abâtardis que le nôtre! ”
Adolphe Dumas,
La Cité des hommes, par M. Adolphe Dumas
(1835)
“ Car la société vit de ses lois pénales, Comme Satan s'ébat de peines infernales. Elle se perpétue en se suicidant, La cité monstrueuse, et vous autres, vous êtes Ses pâles citoyens qu'elle lève par têtes, Et le bourreau, son président ! ”
Le Courrier de Lyon, imitateur du jésuite Loriquet (1848)
“ Dites, citoyens, si dans une commune si long-temps, si horriblement tourmentée de la rébellion récente, une ville dont les remparts fument encore du plus pur sang des patriotes, la sublime justice du peuple peut être mieux exercée ! ”
George Sand,
La Comtesse de Rudolstadt
(1843)
“ Les rois et les prêtres, les trônes et l’Église, voilà les grandes sources d’iniquités, voilà les forces vives de la destruction. Un soin austère, une sombre mais forte pensée a rassemblé dans une des salles de notre antique manoir une partie des instruments de torture inventés par la haine du fort contre le faible. ”
“ En une minime cité de province, plus malsaine qu’immorale, plus stérilisante que perverse, où l’existence avait des longueurs particulières, de spéciales somnolences que ne soupçonnent point les vraies villes, point la pure campagne ”
Johann Wolfgang von Goethe,
Maximes et Réflexions
(1833)
“ Au contraire, dans une ville mal bâtie, où le hasard, avec son misérable balai, a entassé pêle-mêle les maisons et les édifices, les habitants vivent sans y penser au milieu du désordre et de la barbarie. ”
Raymond-Louis Alis, Histoire de la ville d'Aiguillon et de ses environs… (1895)
“ Puisse-t-il, tel qu'il est, nous inspirer l'horreur de ces confédérations scandaleuses que nous avons vu rompre les noeuds sacrés qui doivent unir tous les hommes, et bien plus étroitement encore les habitants d'une même ville. ”
Gustave Aimard,
Les Aventuriers
(1863)
“ Mais dans cette ville si chétive, si sale et si misérable en apparence, on sentait circuler la vie pleine de sève, de vigueur et de violence des singuliers habitants, uniques au monde, qui en formaient l’hétérogène population. ”
Louis Blanc,
Histoire de dix ans : 1830-1840…
“ À ces critiques dont chaque parti faisait tourner la logique au profit de ses espérances ou de ses haines, se joignaient celles de quelques hommes graves qui, portant leurs regards au-delà du présent, voyaient dans cette ardeur aveugle de la bourgeoisie à tout envahir, le germe de sa ruine et le signal des plus affligeants désordres. ”
P. Albane, Les Lettres de Hermann et Dorothée
“ Nous, soldats de la civilisation et du devoir, nous marchons impassibles ; ministres de la justice, nous avançons terribles et sévères ; déjà nous touchons les murs de la ville coupable, le bruit de nos pas vengeurs fait trembler ce vieux monde qui s’écroule. Le désordre est dans les rues, l’anarchie partout ”
Maxime Du Camp,
Paris, ses organes, ses fonctions et sa vie dans la seconde moitié du XIXe siècle
“ Aux premières heures d’une ère d’égalité enfin ouverte et rêvée depuis si longtemps, ils voulaient, faisant jouir le peuple entier d’un privilège étrange jalousement défendu jusqu’alors par une caste particulière, ôter à la peine capitale cette note d’infamie qui rejaillissait sur des familles innocentes. ”
Ferdinand Flocon,
Distraction, par Ferdinand Flocon…
(1833)
“ Nous étions aux premiers jours de la révolution, l'édifice social menaçait ruine, la corruption générale des moeurs, et les nouvelles idées qui commençaient à se répandre en avaient miné les fondemens. ”
Alfred Maury,
La Commune de Paris de 1588
“ Dans l’état d’appauvrissement et de troubles où se trouvait le pays, les moyens réguliers de parvenir étant difficiles, on ne se fit plus scrupule de recourir à des voies coupables, et les plus impatiens et les moins retenus comptaient arriver à la fortune par les bouleversemens et la ruine de l’état. ”
Louis Blanc,
Histoire de dix ans : 1830-1840…
(1882)
“ Ces maisons où, derrière chaque fenêtre fermée, ils devinaient un ennemi; ces rues inondées de soleil et désertes qu'on leur avait fait sillonner et où gisaient tant de leurs camarades morts sous les balles d'assaillants invisibles; ces hautes barricades ; ce silence; cette vaste cité où n'étaient plus ni le tumulte ni le repos; ces cris aigus et rares de Vive la Charte ! appel sauvage à une légalité que la plupart ignoraient, tout cela déconcertait les plus fermes, et les chefs eux-mêmes hésitaient, troublés jusqu'au fond du coeur. ”
Horace de Viel-Castel,
La noblesse de province. Volume 2…
(1839-1842)
“ Sentinelles vigilantes, nous surveillerons pour nos paysans cette triste civilisation , ce progrès si vanté, dont les premiers pas ont été marqués par des ruines, et qui n'a cru pouvoir s'avancer qu'en répandant des flots de sang. ”
Max Reichard, Souvenirs d'un aumônier protestant au camp français devant Sébastopol… (1869)
“ Quel contraste avec l'aspect de la ville ! Auprès du prêtre à la démarche superbe, le peuple misérable; devant les splendides habitations, des monceaux d'ordures. Les mendiants nous poursuivaient avec une rare effronterie. On souffre de voir ces beaux échantillons de la race humaine s'avilir de la sorte, se traîner aux pieds des gens, s'accrocher aux vêtements du passant pour lui arracher une misérable pièce de monnaie. ”
Amédée Villard, Histoire de l'esclavage ancien et moderne (1880)
“ On fortifiait les villes, les églises, les monastères. La force brutale régnait seule. Les vilains, les serfs, les esclaves, sans protection et sans justice , étaient livrés à des souffrances perpétuelles. ”
Jules David, La duchesse de Presles. 2 (1836)
“ La grande porte de l'habitation venait, disait-on, de se fermer sur le peuple. C'était une insolente provocation, un défi hautain adressé à la foule par le vieux gentilhomme. La colère des assistans un moment assoupie se réveilla alors avec violence ; de tous côtés on entendit des exclamations de rage, des menaces furieuses, et ces mille imprécations qu'inspire l'esprit de réaction et de vengeance. — A bas les nobles! criait-on, à bas le carliste! à bas l'émigrant! Et les huées se mêlaient aux sifflets, les rires ironiques aux invectives véhémentes. ”
M.-B. de La Pierre, Le Roi très chrétien (1871)
“ Ainsi, le peuple n'est pas cette foule impie, scélérate, affamée, grossière qui dépave les rues, élève les barricades, pille les demeures, vide les caves, assassine les honnêtes gens, monte aux bastilles, et coupe la tête des rois et des prêtres. ”
François-René de Chateaubriand,
Chateaubriand illustré. Mélanges politiques
(1835-1850)
“ Plein de désespoir et de rage, il sort pour la dernière fois du palais de nos rois, va brûler, par un esprit de justice et d'ingratitude, le village où ces mêmes rois eurent le malheur de le nourrir, n'oppose aux ennemis qu'une activité sans plan, éprouve un dernier revers, fuit encore, et délivre enfin la capitale du monde civilisé de son odieuse présence. ”
Sylvius Rusticus, Dialogues des morts (1872)
“ Nous avons vu les grands territoires entre les mains de quelques familles puissantes, maîtres tyranniques du sort de l'humanité, gouvernant les hommes comme un bétail, et se repaissant dans l'orgie du travail des hommes réduits à l'opprobre et à l'humiliation. ”
George Sand,
Histoire de ma vie
“ Moi, je vous dis que, pour rajeunir et renouveler votre société corrompue, il faut que ce beau fleuve soit rouge de sang, que ce palais maudit soit réduit en cendres, et que cette vaste cité où plongent vos regards soit une grève nue, où la famille du pauvre promènera la charrue et dressera sa chaumière ! ”
A.-Pierre Leroux, Chansons politiques et philosophiques (1849)
“ Chez les humains il n'eut jamais d'appui : Esclave à Rome et serf au moyen âge, Il souffre encor prolétaire aujourd'hui !. Mais du passé pour effacer la trace, Demain peut-être il s'asseoira surpris Où l'Eternel avait marqué sa place : Du pauvre peuple égayez les abris. Partez, mes vers, et diligents prophètes, Vers l'avenir guidez le travailleur; Dites-lui bien qu'il est des jours de fêtes Comptés pour lui dans un monde meilleur. Le temps est proche où de la servitude Il doit briser les oripeaux flétris ; Déjà ses fers sont usés par l'étude : Du pauvre peuple égayez les abris ! ”
Arthur Young,
Voyages en France en 1787, 1788 et 1789
“ «Pourquoi? — Parce qu'il y a partout des seigneurs.» Quel malheur que la noblesse, au lieu d'être le soutien, la bienfaitrice de ses pauvres voisins, devienne son tyran par ces exécrables droits féodaux! ”
Romain-Auguste-Laurent Pezet, Bayeux à la fin du XVIIIe siècle… (1856)
“ Voilà, Nos seigneurs, les malheurs dont notre ville est menacée, les conséquences dangereuses du système proposé. Le peuple dont les intérêts nous sont confiés, le peuple nous environne, il nous presse de lui subvenir. ”
Clément Dumesnil, Réflexions préliminaires des vrais principes politiques
“ Des marécages inhabitables, des déserts, des ruines, des villages malpropres dont la plupart des maisons sont, bâties de terre, disent assez aux voyageurs que la tyrannie est venue en ces contrées les dépeupler, les désoler, et qu’elle y demeure encore. ”
Louis Ulbach,
Lettres à Jacques Souffrant, ouvrier
(1851)
“ Parce qu'on aura assaini quelques maisons, aura-t-on porté la consolation et l'espérance dans ces régions véritablement infernales où grouillent la misère et les vices, et qui sont comme le chancre mortel de la société ? ”
Paul Albert, La prose : études sur les chefs-d'oeuvre des prosateurs de tous les temps et de tous les pays… (1874)
“ Des villes, c'est-à-dire des foyers de maladies, de corruption, le rendez-vous de tous les vices. Une fois parqués dans ces étroites enceintes, soumis à des lois tyranniques, les humains ont imaginé peu à peu tous les fléaux qui les rongent aujourd'hui. ”
Hippolyte Taine,
Les Origines de la France contemporaine…
“ Ils vivaient sur une ville ou sur une province, pendant dix mois, quinze mois, deux ans, jusqu’à ce que la ville ou la province fût mangée, seuls armés, maîtres de l’habitant, usant et abusant à leur fantaisie des choses et des personnes. ”
Mathurin Blanchet, Histoire populaire de l'empereur Napoléon Ier (1868)
“ Ils nous attaquent donc avec une confiance naïve; en quelques instants,, les deux villages deviennent le théâtre d'une lutte acharnée d'homme à homme, corps à corps, véritablement diabolique, c'est le mot propre. ”
Préfecture... du Rhône. Lyon, le 4 septembre 1815…
“ MONSIEUR LE MAIRE, je suis informé que, dans plusieurs communes, des hommes pour qui le trouble et l'anarchie sont un besoin le calme et la soumission aux lois, une souffrance ; des hommes pour lesquels la bonté, l'indulgence semblent être un signal d'audace et de démence, continuent leurs provocations séditieuses, se livrent à des cris de rébellion , insultent et maltraitent les fidelles sujets du Roi. ”
