Horace de Viel-Castel,
La noblesse de province. Volume 2…
(1839-1842)
“ Bertrand de Kergoët hésita quelques secondes, et quand il reprit la parole, sa voix dénotait une agitation intérieure profondément douloureuse. — Il s'est passé de tristes événements, j'ai perdu mon père, et moi-même j'ai eu des chagrins qui m'ont péniblement préoccupé. — Tu as eu des chagrins, toi, mon pauvre Bertrand; je devrais l'avoir deviné, rien qu'en t'examinant ; tu as l'air bien plus vieux que tu ne l'es réellement ; ta tête est presque dépouillée de cheveux, tes traits sont flétris, et tu n'as plus cette expression de santé et de joie que j'admirais autrefois sur ta figure. ”
