Auguste de Saint-Chamans

Résumé

Auguste de Saint-Chamans Raoul de Valmire, ou Six mois en 1816… (1816)

Raoul sent son coeur se gonfler; il est prêt à fondre en larmes, il a la force d'y résister, quoiqu'il se sente suffoquer. Il rassemble toute sa fierté naturelle, et après un moment d'intervalle nécessaire pour assurer sa voix, il répond : Mon père, je n'aurais jamais cru mériter de vous tant de rigueur : je ne trouve rien dans mon coeur qui puisse vous offenser ; mais puisque la vue d'un fils vous est si odieuse, je vais vous en délivrer. Il s'enfuit à ces mots, et court dans son appartement se livrer à son désespoir.
Source : Gallica

Auguste de Saint-Chamans Raoul de Valmire, ou Six mois en 1816… (1816)

Lorsque le choix des députés fut public, je me réjouis d'y reconnaître tant de gens d'honneur, d'hommes sages, de bons esprits, de gens à talens, et je ne doutai pas de notre salut. Voilà, me disais-je, une assemblée qui ne refusera au roi aucun des pouvoirs qu'il lui demandera en raison des circonstances, qui rassurera les bons, et fera trembler les méchans, qui n'abusera pas de ses droits, qui n'user amême pas de tous; qui, généreuse et désintéressée, ne cherchera ni à accroître
ni à garder son pouvoir, mais ne songera qu'à affermir le pouvoir royal sur des bases inébranlables
Source : Gallica

Auguste de Saint-Chamans Raoul de Valmire, ou Six mois en 1816… (1816)

Quand les impôts sont votés dans le secret du cabinet, et que l'emploi n'en est pas examiné et reconnu nécessaire dans une chambre, le plus léger surcroît d'impôts excite les plus violens murmures. Alors le roi le plus sage, le plus économe, est accusé de fouler le peuple pour ses plaisirs, ou pour ceux de sa famille; pour enrichir une maîtresse, un favori, ou les financiers, ou d'autres.
Source : Gallica

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