Résumé

Portrait de Helen Maria Williams Helen Maria Williams Lettres écrites de France, à une amie en Angleterre pendant l'année 1790… (1791)

Me dira-t-on que mon ame est pervertie, que je ferme mon coeur à tous les mouvemens de sympathie, parce que je ne pleure point avec ceux qui ont perdu quelque parcelle de leur superflu, plutôt que de me réjouir de la protection qu'ont retrouvé les opprimés, des réformes que l'on a substitué aux abus, de la liberté que l'on a rendu aux captifs, de ce qu'enfin le pauvre ne manque point de pain? Le pere universel du genre humain, a-t-il donc imprimé les sentimens de la pitié dans nos coeurs, pour qu'ils n'embrassent que les besoins factices de la vanité, les privations imaginaires de la grandeur
Source : Gallica

Portrait de Helen Maria Williams Helen Maria Williams Lettres écrites de France, à une amie en Angleterre pendant l'année 1790… (1791)

Oui, la nation française maintiendra et transmettra d'une manière inviolable à ses derniers neveux les droits sacrés de la liberté ; les siècles à venir célèbreront avec la plus vive reconnoissance, le 14 juillet; les étrangers qui visitent la France voleront au champ de Mars, pleins de ce saint enthousiasme qu'inspire la vue d'un lieu qui fût la scène d'un si grand événement. Je les entends s'écrier, ce me semble, C'est ici que la fédération a eu lieu ! C'est ici qu'une grande nation assemblée s'est dévouée à la liberté ! Je les vois s'indiquer l'endroit où étoit l'autel de la patrie.
Source : Gallica

Portrait de Helen Maria Williams Helen Maria Williams Lettres écrites de France, à une amie en Angleterre pendant l'année 1790… (1791)

Les démocrates les plus décidés d'entre eux, quelques soient d'ailleurs les privilèges dont ils veuillent user à l'avenir, ne penseront jamais à réclamer celui d'être malhonnête.
Dans tous les pays de la terre, c'est le plaisir de la société qui répand les fleurs les plus suaves sur les sentiers de la vie ; en France , ils sont tous couverts de roses , à peine leurs inégalités se font-elles sentir au voyageur. Heureux le peuple qui aimant autant à parler que les Français, possède une langue qui s'adapte à tous les charmes de la conversation.
Source : Gallica

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