Résumé

Albert de Calvimont Veillées écossaises, par M. Albert de Calvimont (1832)

UNE FÊTE EN EXIL 195
Puis un sourire pour la gracieuse ballade d'Aubert :
Espérance, Confiance!... etc.
Mais ce qui vous eût fait mal, ce qui vous eût rempli le coeur de larmes et de pitié, fussiez-vous de ces hommes qui abandonnent toutes les infortunes et adorent le plus heureux, c'eût été cet aspect de tristesse solennelle, de douleur concentrée, de chagrin dévorant qu'excita dans le jeune exilé, cet air de la romance du proscrit :
« J'ai mes amours en France, Et je veux les revoir !... »
Source : Gallica

Albert de Calvimont Veillées écossaises, par M. Albert de Calvimont (1832)

L'étranger retira vivement sa main, et fixant la prophétesse dont l'esprit n'était plus sur la terre, il secoua la tête d'un air, de doute, et de découragement.
Couronne!... répétait la vieille; puis tout à coup levant ses deux bras au ciel, elle s'écria: oui c'est bien lui, il est brave, c'est-là l'âge qu'il doit avoir, et d'ailleurs il porte écrit... couronne !..., Dieu toutpuissant!... alors elle attira précipitamment son petit-fils devant elle, et le forçant à fléchir le genou : souviens-toi de ce jour, dit-elle, et quand tu combattras pour ton roi, pense à l'orage et à l'étranger.
Source : Gallica

Albert de Calvimont Veillées écossaises, par M. Albert de Calvimont (1832)

Une députation de montagnards venait d'entrer dans la grande cour du château ; tous, dans ce costume si pittoresque des anciens preux de Wallace. A la foule étaient mêlés des enfans, des vieilles femmes tous applaudissant et prêts à bénir.
Henri descendit, reçut un hommage comme chef de clan, dont il portait les insignes , et des milliers de bénédictions comme bienfaiteur de tous les pauvres des environs; après quoi le pibroch retentit encore et Henri se retira donnant le bras à sa soeur chérie qui avait partagé ce tribut d'honneur et d'amour.
Source : Gallica

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