Résumé

La jeunesse de Henri V (1871)

Je suis si heureux de me trouver au milieu des Français! J'aime la France parce que c'est ma patrie, et je ne pense au trône de mes pères que pour la servir, avec les sentiments et principes que M. de Chateaubriand a si glorieusement proclamés et qui ont dans le pays tant de bons défenseurs. »
Ces paroles, que le prince avait prononcées avec tout son coeur, toute son âme, furent saluées d'acclamations enthousiastes. « Et moi; Messieurs, reprit Henri, je crie: Vive la France ! »
Source : Gallica

La jeunesse de Henri V (1871)

Donc, si le duc de Berry venait à mourir sans enfant mâle, ce devait être, en vertu de la loi Salique, la branche d'Orléans qui hériterait de la couronne de France.
Hélas! l'honneur de cette famille était taché du sang d'un martyr: comme si ce n'était pas assez de honte d'avoir conspiré contre Louis XVI par toutes sortes de moyens, le père du duc d'Orléans avait eu assez de lâcheté pour voter la mort d'un souverain, d'un parent dont le seul défaut fut une extrême bonté. Fidèle aux idées de son père, le duc
d'Orléans lui-même s'était laissé entraîner par le courant révolutionnaire
Source : Gallica

La jeunesse de Henri V (1871)

« Vive le roi! vive la duchesse de Berry! vive le duc de Bordeaux! » Un moment, une fenêtre s'ouvrit, et le royal enfant fut montré au peuple à côté de sa soeur, Mademoiselle, qui battait de ses petites mains et semblait comprendre la joie générale.
Le même jour, à midi, le roi Louis XVIII parut à son balcon. Les acclamations le saluèrent. « Mes amis, dit-il au peuple, votre joie centuple la mienne. Le ciel nous a donné un fils... » Des larmes de joie étouffaient sa voix.
Source : Gallica

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