Résumé

X. de Fitjac Histoire du comte de Chambord… (1849)

Et le prince expirant, plein de tendresse et d'amour, n'a d'autre regret que de ne pouvoir sauver la vie de son meurtrier, et il n'accuse personne, et sa rigueur ne retombe que sur lui-même. Ce prince, qui sait que Dieu n'est pas un mot, tremble de comparaître au tribunal suprême ; le martyre lui ouvre les portes du ciel, et il ne se croit pas assez pur pour aller rejoindre le saint Roi et le Roi martyr; il ne peut trouver dans son innocence l'assurance que l'assassin trouve dans son crime. Voilà les hommes, tels que la révolution les a faits, et tels que la religion les faisait autrefois
Source : Gallica

X. de Fitjac Histoire du comte de Chambord… (1849)

On présenta en vain à la bouche du prince le verre qui couvrait la tabatière du roi, la vapeur de la vie ne parut point sur le verre ; le souffle que l'on cherchait était retourné à Dieu. Tout tombe à genoux : des sanglots et des prières s'élèvent vers le ciel. Le bruit des larmes se communique au dehors, et un murmure de douleur s'étend de proche en proche dans la foule qui environnait l'appartement du prince.
Source : Gallica

X. de Fitjac Histoire du comte de Chambord… (1849)

Le jour, en effet, était venu pour éclairer un si beau trépas : le prince allait se réveiller parmi les anges, au moment où, parmi les hommes, il avait été accoutumé de sortir du sommeil.
« Monseigneur ne s'était point abusé sur le soulagement apporté à son état par la vertu de la présence du Roi, qui ranime toujours un coeur français. Il sentit approcher une défaillance, et dit : « C'est ma fin. »
« Madame la duchesse de Berry, qui depuis si longtemps faisait violence à sa douleur, la laissa enfin éclater. « Ses sanglots me tuent, s'écria le prince, emmenez-la, mon père. »
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature