Résumé

C.-J. Grand La vie d'Henri V, comte de Chambord… (187.)

Les acceptez-vous, Monseigneur ? — Oh! bien certainement, » dit le prince. Les yeux de l'ouvrier se remplissent de larmes, sa voix s'éteint, ses genoux plient. « C'est de respect, disaient les uns. — C'est de fatigue, répétaient les autres.— Oh ! non, c'est de bonheur, » disait Cèbe. Henri V embrassait ses danois. L'ouvrier voulait repartir le lendemain, mais le comte de Chambord le retint, le combla de présents et de marques d'intérêt.
Les joies furent courtes dans la vie de l'exilé; la mort vint y faire plus d'une diversion.
Source : Gallica

C.-J. Grand La vie d'Henri V, comte de Chambord… (187.)

Au dire de tous ses ennemis, c'est un prince d'une bonté et d'une simplicité remarquables, plein de loyauté et de franchise, honnête, exempt de préjugés et d'ambition, auquel on ne saurait refuser ni son respect, ni son estime, plein d'intelligence, de capacité et d'instruction, un prince à la hauteur de son temps, qui ne demande qu'une seule chose, c'est de faire le bonheur de la France.
« Le comte de Chambord, a dit l'un d'eux, est la plus belle tête de prince de l'Europe. » Cela est vrai. Ses traits se dessinent avec une pureté et une netteté rares; son front est vaste, son profil pur
Source : Gallica

C.-J. Grand La vie d'Henri V, comte de Chambord… (187.)

L'empire tomba; à sa place, s'installa la démagogie républicaine, qui prétendit sauver la France en la perdant; elle y réussit pleinement. Le comte de Chambord suivit toute cette lutte avec un douloureux intérêt. «Il faut, écrivait-il, il faut oublier en ce moment tout dissentiment, mettre de côté toute arrière-pensée ; nous devons au salut de notre pays toute notre énergie, notre fortune, notre sang. La vraie mère préférerait abandonner son enfant plutôt que de le voir périr. J'éprouve ce sentiment et je dis sans cesse : « Mon Dieu, sauvez la France, dussé-je mourir sans la revoir. »
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature