Résumé

Vie populaire de Henri de France… (1849)

Il était sur la place Saint-Marc quand des coups de feu y furent échangés : un homme du peuple fut tué à quelques pas de lui.
Du reste, l'insurrection vénitienne, dans sa victoire, entoura le comte de Chambord et la duchesse de Berry d'égards et de respects ; car tous deux n'étaient connus à Venise que par leurs bienfaits. Ce fut seulement après plusieurs jours qu'ils partirent pour l'Autriche.
Mais l'esprit de désordre avait pénétré jusqu'au coeur même de cet empire. Avec les clubs et l'émeute, Vienne vit, comme Paris, la misère l'envahir ; comme Paris, elle eut ses ateliers nationaux.
Source : Gallica

Vie populaire de Henri de France… (1849)

Avant de rentrer dans ses appartements, il parut au balcon, entouré du comte d'Artois, du duc et de la duchesse d'Angoulême, A leur aspect, les acclamations redoublèrent; mais le roi ayant fait signequ'il voulait parler, un grand silence s'établit.
«— Mes amis, dit alors Louis XVIII, votre joie centuple la mienne. Le ciel nous a donné un fils... »
Il s'arrêta un moment : des larmes d'émotion, de bonheur, coulaient de ses yeux,
« — Oui, mes amis, continua-t-il, c'est un fils pour nous tous; il vous aimera comme je vous aime, comme nous vous aimons tous. »
Source : Gallica

Vie populaire de Henri de France… (1849)

J'aime la France, parce que c'est ma patrie, et je « ne pense au trône de mes pères que pour la servir, avec « les sentiments et les principes que M. de Châteaubriand « a si glorieusement proclamés, et qui ont dans le pays « tant de bons défenseurs. »
Ces paroles si nobles, si patriotiques, spontanément élancées du coeur, et prononcées d'une voix chaleureuse et pénétrante, vibrèrent jusqu'au fond de toutes les âmes et produisirent un enthousiasme impossible à exprimer. A peine HENRI avait-il fini de parler, que de longues acclamations lui répondirent.
Source : Gallica

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