Résumé

M. le comte de Chambord, duc de Bordeaux… (1849)

Née la veille de la fête du prince, Madame la comtesse de Chambord était le plus beau présent que la Providence pût lui faire; à sa taille de reine elle joint la grâce la plus parfaite; sa physionomie pleine de bonté et d'amabilité attire tout d'abord, sa voix pénétrante va jusqu'au coeur; elle partage l'amour de son mari pour les Français ; l'énergie de son âme, qui la met au-dessus de la nature ordinaire des femmes, lui fait comprendre tout ce qui est grand et lui fait entreprendre tout ce qui est bien. Son bonheur, dit-elle, c'est de faire du bien à la France
Source : Gallica

M. le comte de Chambord, duc de Bordeaux… (1849)

Mon bonheur fut grand de trouver ces princes tels que je viens de le dire. J'avais trouvé dans l'héritier de Louis-le-Gros, l'émancipateur des communes, un ami sincère des libertés nationales; dans le petit-fils de saint Louis, le plus grand défenseur de la justice ; dans le petit-fils de Henri IV, le meilleur ami du peuple ; et dans l'héritier de Louis XIV, le plus grand ennemi de l'intervention étrangère, le Français le plus jaloux de la gloire de la France. Je pouvais dire avec un voyageur de Londres: « Ce prince est taillé comme il le faut. »
Source : Gallica

M. le comte de Chambord, duc de Bordeaux… (1849)

« J'ai appris, Messieurs, leur dit-il, que vous étiez réunis chez M. de Chateaubriand, et j'ai voulu venir vous rendre ma visite. Je suis si heureux de me trouver au milieu des Français. J'aime la France parce que c'est ma patrie, et je ne pense au trône de mes pères que pour la servir avec ces principes et ces sentiments si glorieusement proclamés par M. de Chateaubriand et qui s'honorent de tant et de si nobles défenseurs dans notre terre natale. » De vives acclamations répondirent à ces paroles sorties du coeur et qui donnaient de si douces espérances pour l'avenir.
Source : Gallica

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