Résumé

Neuf jours à Londres. Décembre 1843… (1844)

Ah ! que celui-là est digne d'une respectueuse pitié, et qu'il faudrait avoir le coeur dur pour ne pas s'attendrir sur une si fatale destinée !
Ce jeune exilé, réveillé sur des bords lointains, s'étonne de son malheur ; il demande à tous pourquoi il n'est plus de France pour lui ; il peut s'écrier aussi : O peuple, que vous ai-je donc fait! Le royal proscrit tenait à la patrie par des liens plus nombreux, plus intimes : les noms, les lieux, les monumens, les institutions étaient pour lui comme un bien de famille; il s'identifiait à tout et tout s'identifiait à lui
Source : Gallica

Neuf jours à Londres. Décembre 1843… (1844)

Entre ces nobles dames, si plusieurs, maîtrisant leur émotion, peuvent exprimer leurs sentimens, celle-là, toute jeune encore, semble succomber sous le poids d'une impiression nouvelle et inattendue ; tandis que celle-ci, dont l'existence a été, pour ainsi dire, toujours refoulée dans son dévoûment royaliste, lutté de toute son énergie contre ce nouvel assaut qui ravivait tant de souvenirs doux et cruels, tant d'espérances déçues et ranimées. A huit heures, chaque soir, les salons du prince s'ouvrent une multitude de voitures et de piétons remplissent tous les abords de Belgrave-Square
Source : Gallica

Neuf jours à Londres. Décembre 1843… (1844)

A l'issue de la messe, lorsque le prince sortit, je ne pus m'empêcher de dire tout haut: « Quelle belle et noble figure ! » Un de mes voisins, qui contemplait le duc de Bordeaux avec amour, entend mon exclamation, il se retourne et me dit d'un air grave : « Mieux que cela. » A cette parole vive et juste, à cette physionomie franche et ferme, je ne pus méconnaître l'un de ces loyaux compatriotes de Duguesclin, de Cadoudal, et je me hâte d'applaudir à une rectification qui n'était que le complément si bien senti si bien exprimé de ma pensée.
Source : Gallica

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