Neuf jours à Londres. Décembre 1843… (1844)
“ Ah ! que celui-là est digne d'une respectueuse pitié, et qu'il faudrait avoir le coeur dur pour ne pas s'attendrir sur une si fatale destinée ! Ce jeune exilé, réveillé sur des bords lointains, s'étonne de son malheur ; il demande à tous pourquoi il n'est plus de France pour lui ; il peut s'écrier aussi : O peuple, que vous ai-je donc fait! Le royal proscrit tenait à la patrie par des liens plus nombreux, plus intimes : les noms, les lieux, les monumens, les institutions étaient pour lui comme un bien de famille; il s'identifiait à tout et tout s'identifiait à lui ”
