Résumé

J.-B. Mailhos Le Dernier cri d'un dépositaire de la Charte… (1818)

Crier vive le Roi! c'est crier vive la patrie ! disait dernièrement M. le baron de Barente, dans la chambre des pairs. Ce n'est là qu'un mouvement ambitieux pour obtenir un bravo et influencer la chambre. Pour que crier vive le Roi! soit crier vive la patrie! il faut d'abord qu'il y ait une patrie , et ensuite que la patrie et le Roi aient le même intérêt. Or , il n'y a plus de pairie , puisque les lois d'exception ont dépouillé la nation de ses libertés. La nation et le Roi n'ont pas en ce moment le même intérêt, puisque le gouvernement a envahi les libertés nationales.
Source : Gallica

J.-B. Mailhos Le Dernier cri d'un dépositaire de la Charte… (1818)

De l'Opinion, de l'Opposition et du Ministère.
L'OPINION est réellement, comme on l'a dit, la reine du monde; c'est elle qui amène les révolutions , renverse les empires et dispose des couronnes. C'est l'opinion et l'opinion seule qui précipita Napoléon du haut de son trône : sans l'indignation que tout Français avait contre sa tyrannie , sans la confiance que la nation avait de retrouver le bonheur dans le gouvernement de ses anciens princes , jamais la France n'eût permis aux étrangers la violation de ses murs, et Napoléon régnerait encore.
Source : Gallica

J.-B. Mailhos Le Dernier cri d'un dépositaire de la Charte… (1818)

C'est dans ce déplorable état que l'on a réduit de nouveau la France , en la frappant annuellement par des lois d'exception. La France, dépouillée de toutes ses libertés, n'est plus une nation ni au dedans ni au dehors. Que le gouvernement s'empresse de relever la nation, s'il veut appeler des défenseurs sous le drapeau ; la patrie n'est un être fantastique que pour les artisans de la tyrannie.
Outre qu'il est puissance executive, le Roi partage avec les deux chambres la puissance législative.
Source : Gallica

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