Résumé

Emmanuel Bouin Le Ministère et la coalition, par Emmanuel Bouin… (1818)

Non, jamais la terre n'offrit un spectacle aussi grand que la France guerrière de 92. En vain des bourreaux essayaient, à force de crimes, de rendre la liberté odieuse à la nation ; à sa voix, que ne pouvaient étouffer les gémissemens et les blasphèmes, l'Europe vit avec étonnement un peuple tout entier se précipiter à ses frontières; combattre seul, sans officiers, presque sans armes ; triompher à force d'héroïsme et d'enthousiasme ; et faire trembler sur leur trône ces potentats qui, dans un espoir criminel et insensé, s'étaient déjà partagé ses dépouilles.
Source : Gallica

Emmanuel Bouin Le Ministère et la coalition, par Emmanuel Bouin… (1818)

Qu'est-ce , en effet, que l'amour du Roi ? C'est la reconnaissance du peuple pour les bienfaits qu'il en reçoit. Pour mériter l'amour du peuple il faut donc travailler à son bonheur. Ainsi la question se réduit à connaître ce qui peut faire son bonheur.
Le bonheur naît de la possession du bien. Or, de tous les biens, le plus précieux aux hommes, aux Français sur-tout, c'est la liberté ; ils ont raison, celui-là-seul est un sûr garant de tous les autres. Pour faire le bonheur des Français , pour mériter leur amour , il faut donc assurer leur liberté (1) .
Source : Gallica

Emmanuel Bouin Le Ministère et la coalition, par Emmanuel Bouin… (1818)

Ce bonheur n'existe donc pas, puisqu'il est incertain : l'arbitraire est incompatible avec lui ; en d'autres termes , le bonheur ne peut exister sans garantie.
Le but de cette garantie est donc de mettre le bonheur des peuples à l'abri des caprices du prince, de substituer des règles à l'arbitraire. Telle est l'origine des pactes sociaux : leur exécution , voilà la liberté (1) .
La liberté est donc la seule garantie du bonheur des peuples.
Mais la Charte est le pacte social des Français. La liberté, pour les Français, c'est donc l'exécution de la Charte.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature