Jules Sandeau,
Jean de Thommeray; Le colonel Evrard
“ Il en est des premières impressions de la jeunesse comme des enchantements de l’aube: elles sont de courte durée. Evrard n’avait pas complétement oublié les Cordöan, mais ces souvenirs, refroidis peu à peu, s’étaient engourdis au fond de sa mémoire; l’air natal ne les avait pas ranimés, et ce fut seulement à la vue d’une ferme isolée au bord du chemin qu’il les sentit se réveiller et revivre dans leur grâce et dans leur fraîcheur. Ainsi parfois il suffit du parfum d’une fleur, d’un jeu de la lumière, d’un accent de la brise, pour évoquer en nous tout un monde enseveli. ”
