Édouard Thierry

Élements biographiques

Portrait de Édouard Thierry Édouard Thierry,  Théâtre de Collin d'Harleville… (1882)

“ L'aspect d'un couple heureux m'a toujours fait envie. Oui, l'hymen aurait fait le honneur de ma vie ; A mon amour pour toi je l'ai sacrifié, Et sans toi, sans toi seul, je serais marié.
FLORIMOND.
Mon oncle, je le sais et je vous en rends grâce ;
Mais faudrait-il que, moi, je me sacrifiasse?
Ce n'est pas seulement l'hymen en général
Que je redoute ici ; je crains de choisir mal.
Je le vois, Éliante est une philosophe
Qui de rien ne s'émeut, qui jamais ne s'échauffe,
Qui ne rit pas, je gage, une fois en un jour,
Et, quand il faut aimer, disserte sur l'amour.
”
Source : Gallica

Portrait de Édouard Thierry Édouard Thierry,  Les voix de Paris : essai d'une histoire littéraire et musicale des cris populaires de la capitale… (1857)

“ Ce qui nous frappe dans la vieille capitale chantée par Rutebeuf et par Astezan, c'est le contraste de la vie commerciale, cherchant le plein air, en quête de publicité, comme on dirait de nos jours, et de la vie domestique qui semble chercher la retraite, le silence, et qui s'abrite volontiers dans des maisons crénelées, dans des hôtels défendus comme des forteresses. Entre ces bourgeois timides ou déliants, entre ces nobles superbes et dédaigneux, et la foule des vendeurs, des travailleurs de toute espèce, on comprend tout de suite que le cri devient un intermédiaire indispensable. ”
Source : Gallica

Portrait de Édouard Thierry Édouard Thierry,  Charles Varlet de La Grange et son registre… (1876)

“ Point d'agitation ni d'orages là dedans; une vive et affectueuse estime, un attrait mutuel entre deux personnes raisonnables et réciproquement touchées de leur mérite ; mais le mérite et le charme réunis, c'était La Grange. La Grange l'acteur le mieux fait pour inspirer sur la scène, pour y ressentir cet amour profond, calme et complet auquel le mariage n'ôtera rien, qui s'accroît d'avance de la famille future, le seul que Molière n'eût pas encore mis dans son œuvre, qui devait en être l'achèvement et la moralité dernière, l'amour de raison, supérieur à l'amour de passion. ”
Source : Gallica

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