Jules-Antoine Taschereau

Élements biographiques

Portrait de Jules-Antoine Taschereau Jules-Antoine Taschereau,  Histoire de la vie et des ouvrages de Molière… (1828)

“ Le véritable Philinte de Molière, continua-t-il, n'est pas sans doute, comme le misanthrope Alceste, un Don Quichotte de vertu et de philanthropie. Il ne se croit pas obligé de rompre en visière aux gens, pour des vers bons ou mauvais : il connaît assez les maladies incurables des hommes pour savoir que la franchise, placée mal à propos, peut souvent faire beaucoup de mal en irritant gratuitement les passions : en un mot c'est un homme'raisonnable, honnête, de bonne compagnie et incapable de la moindre action ou du moindre discours qui blesserait la morale ou la délicatesse. ”
Source : Gallica

Portrait de Jules-Antoine Taschereau Jules-Antoine Taschereau,  Détails et révélations sur le duel de Dulong… (1834)

“ Quel homme moins que lui semblait prédestiné à se faire tuer en duel en jouant la triste partie d'offenseur? Ses convictions étaient fermes et hardies, mais elles reposaient sur un fond d'intelligence et non de passion. Dulong était né plutôt pour la vie douce d'une société polie, gouvernée par l'aménité des moeurs et le calme équilibre des principes, que pour les orages d'une situation encore disputée entre le régime des lois et les prétentions de l'arbitraire. Il réfléchissait sous des formes jeunes, modestes, aimantes, la vertu austère et désabusée de son illustre maître Dupont de l'Eure ”
Source : Gallica

Portrait de Jules-Antoine Taschereau Jules-Antoine Taschereau,  Histoire de la vie et des ouvrages de Molière… (1828)

“ Chéri par des hommes dont les talens, dont le génie firent la gloire de leur siècle et sont l'admiration du nôtre, Molière ne fut pas recherché avec moins d'empressement par deux femmes qui se sont acquis une égale réputation; l'une, par son inconstance en amour ; l'autre, par sa fidélité envers ses amis ; toutes deux par leur grâce et leur esprit, Ninon de l'Enclos et madame de La Sablière. Il soumettait tous ses ouvrages à la première, et attachait d'autant plus d'importance à ses avis, qu'il la regardait comme la personne sur laquelle le ridicule faisait une plus prompte impression. ”
Source : Gallica

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