Delphine de Girardin,
Poésies complètes
“ L’avare et le poète ont des liens entre eux ; D’un bien imaginaire ils savent être heureux, Ils aiment à souffrir — armés d’une espérance Mais l’avare est modeste, et c’est la différence ; Il ne s’entoure point de vains admirateurs : L’avare a des trésors — et n’a point de flatteurs. il jouit en secret d’un orgueil solitaire ; Sa pauvreté prudente est un culte, un mystère... Mais il n’est même plus d’avares dans Paris : Sans être corrigés, nous sommes mal guéris. Tel vient de s’enrichir par une basse intrigue, Hier intéressé, — demain sera prodigue. ”
