Basile de Césarée

Élements biographiques

Portrait de Basile de Césarée Basile de Césarée Observe-toi toi-même

Ne souffre jamais que ton esprit soit asservi aux passions ; ne permets pas que la passion secoue le joug et s’arroge l’empire de l’âme.
Enfin, l’examen attentif de toi-même te conduira naturellement, et comme par la main, à la pensée même de Dieu. En effet, si tu t’observes, tu n’auras pas besoin de chercher dans l’ordre de l’univers celui qui en est l’artisan ; tu apercevras en toi-même, comme dans un petit monde, la sublime sagesse de celui qui t’a créé. Fais-toi d’après l’âme immatérielle qui est en toi l’idée d’un Dieu immatériel qui n’est point enfermé dans un lieu.
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Portrait de Basile de Césarée Basile de Césarée De la lecture des auteurs profanes

Ainsi l’éclat de la naissance, la force, la beauté, la haute stature du corps, les hommages de la terre entière, la royauté même, enfin tous les avantages de ce monde qu’on pourrait nommer, n’ont rien de grand à nos yeux, rien qui soit digne de nos souhaits ; nous ne regardons pas d’un œil d’envie ceux qui les possèdent : nos espérances vont plus loin, et nous n’agissons qu’en vue de nous préparer à une autre vie. Tout ce qui peut servir à cette fin, nous devons l’aimer et le rechercher de tout notre pouvoir ; tout ce qui ne tend pas à ce but est sans valeur et ne mérite que dédain.
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Portrait de Basile de Césarée Basile de Césarée Homélie contre les usuriers

Mais à mesure que l’argent s’en va et que le temps qui s’avance rapproche les intérêts, les nuits ne lui apportent plus le repos, le jour n’a plus pour lui d’éclat, le soleil de charme, mais il prend la vie en dégoût : il hait les jours, parce qu’ils le poussent vers l’échéance ; il redoute les mois, parce qu’ils engendrent les intérêts. S’il dort, il voit (le triste songe !) l’usurier assis à son chevet ; s’il veille, la dette est sa pensée, son souci. « Le pauvre et le créancier se sont rencontrés, dit l’Écriture : le Seigneur est celui qui éclaire l’un et l’autre. »
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