E.-J.-F. Proux

E.-J.-F. Proux,  Tableaux pour le corps législatif… (1881)

“ La richesse est le fruit d'énormes sacrifices. Le salaire est une grâce. L'agio une nécessité. Ceux qui perdent l'agio, le gagnent. Ceux qui le gagnent, le perdent. L'économie politique a une vertu, c'est d'avertir les hommes que leur intérêt est de gagner sans perdre. Ceux qui n'y réussissent pas doivent se contenter de la consolation de l'hôpital où la charité privée accorde la compensation qu'on peut offrir à la misère. Un bon moyen de ne rien perdre, c'est de se procurer une et même plusieurs bonnes places dans le gouvernement. Ceux qui sont riches font le bien. ”
Source : Gallica

E.-J.-F. Proux,  Mon journal : suite à mes "tableaux pour le corps législatif"… (1882)

“ Si chacun a le droit de disposer de son capital, de le louer comme il l'entend, avec cette liberté de privilège naturel, on se demande ce que signifia l'intérêt légal?
Par intérêt légal, on peut admettre que, dans le cas où l'intérêt n'ait pas été fixé d'avance, la loi agisse comme arbitre raisonnable en fixant elle-même le taux qui doit être compté au prêteur; mais la loi qui interdit la location de l'argent à un taux usuraire n'a pas de raison d'être.
”
Source : Gallica

E.-J.-F. Proux,  Tableaux pour le corps législatif… (1881)

“ Hommes de beaucoup de surface et de peu de fond, ceux-là professent et confessent, pour l'instruction du peuple, que l'économie politique n'offre pas de solutions par elle-même. Elle raconte. Il n'y a pas d'inconnue qu'elle puisse dégager. Elle ne crée pas. Elle n'invente pas. Il n'y a que des esprits malades qui trouvent des inconnues en économie politique. Il n'y a que des fous qui croient pouvoir extraire de ces inconnues quelque fait inentrevu par les économistes. Il n'y a que des fous qui prétendent pouvoir inventer et combler les lacunes de l'économie politique. ”
Source : Gallica

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