Basile de Césarée,
Homélie contre les usuriers
“ Mais à mesure que l’argent s’en va et que le temps qui s’avance rapproche les intérêts, les nuits ne lui apportent plus le repos, le jour n’a plus pour lui d’éclat, le soleil de charme, mais il prend la vie en dégoût : il hait les jours, parce qu’ils le poussent vers l’échéance ; il redoute les mois, parce qu’ils engendrent les intérêts. S’il dort, il voit (le triste songe !) l’usurier assis à son chevet ; s’il veille, la dette est sa pensée, son souci. « Le pauvre et le créancier se sont rencontrés, dit l’Écriture : le Seigneur est celui qui éclaire l’un et l’autre. » ”
