Résumé

Gérard,  Lettre aux citoyens membres du Gouvernement provisoire… (1848)

“ Il est infiniment plus juste de dire que c'est l'emprunteur, qui, par la tradition des espèces qu'il a empruntées, est devenu capitaliste. Alors imposez le débiteur ! Quoi qu'il en soit, que l'impôt doive peser sur l'un ou l'autre du prêteur ou de l'emprunteur, du débiteur ou du créancier, je comprendrais que cet impôt pût à la rigueur être considéré comme équitable, mais ce serait seulement à la condition de ne l'exiger qu'au paiement réel, et à la libération du débiteur entre les mains de son créancier ; autrement l'impôt est inique. ”
Source : Gallica

Gérard,  Lettre aux citoyens membres du Gouvernement provisoire… (1848)

“ Ainsi donc, le créancier pur et simple hypothécaire, en vertu d'obligation, n'est pas, ne peut pas être réputé capitaliste. Combien cette vérité est-elle encore plus vraie, plus saisissante, à l'égard d'un créancier porteur de jugement définitif. Quel singulier capitaliste, en effet, que celui à qui un débiteur ne peut ou ne veut pas rendre son capital sans contrainte de justice, contrainte qui manque toujours ou presque toujours d'efficacité. ”
Source : Gallica

Gérard,  Lettre aux citoyens membres du Gouvernement provisoire… (1848)

“ Tout le monde comprendra qu'une créance hypothécaire ne peut exister telle sans la volonté du créancier, et que dans la position actuelle des choses, en admettant que vous parveniez à mettre la main sur aucune créance sérieuse de cette nature, le créancier aimera mieux donner main-levée de son hypothèque, et renoncer à un gage d'ailleurs très-incertain, que d'ajouter aux éventualités de pertes accumulées contre lui, la réalité d'une dépense certaine de un pour cent à votre profit. ”
Source : Gallica

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