Résumé

Alexis Wilhem Projet d'impôt unique, universel sur la circulation de la fortune publique… (1850)

L'État ne s'informe pas si ces vins de premier choix sont achetés par un riche ou par un homme pauvre qui s'endette et dépense en un jour ce qui le ferait vivre plusieurs mois, les citoyens conservent leur libre arbitre et l'inviolabilité de la vie privée. L'État est moral en s'abstenant de toute inquisition à cet égard ; il n'établit pas une cote personnelle du pauvre et du riche, telle que la nécessiterait l'application de l'impôt progressif. Cette limitation est humiliante. L'État fait les citoyens égaux en les soumettant également à l'impôt.
Source : Gallica

Alexis Wilhem Projet d'impôt unique, universel sur la circulation de la fortune publique… (1850)

Cet impôt est PROPORTIONNEL, INDIRECT et IMPERSONNEL ; il n'est établi ni sur le capital ni sur le revenu des individus à tel moment donné. Il est basé sur la circulation inévitable qui se fait de tout revenu ou de tout capital que les citoyens dépensent pour subvenir, soit à leurs besoins, soit à leurs fantaisies. Il frappe proportionnellement la dépense et non l'avoir du citoyen. Peu importe qu'il s'agisse d'un individu riche ou pauvre. Une somme de cent francs circule; elle est atteinte proportionnellement au taux de l'impôt.
Source : Gallica

Alexis Wilhem Projet d'impôt unique, universel sur la circulation de la fortune publique… (1850)

Cet impôt n'apparaît pas sous la forme vexatoire des contributions directes personnelles, ou des portes et fenêtres, ou de la dîme sur le capital ou sur le revenu déclaré annuellement. Il est, au contraire, indirect, impersonnel, et toujours proportionnel à la part de bien-être que se procure chaque particulier. Il est UN dans son principe puisque le même taux se retrouve partout et sur les objets de première nécessité, comme sur les articles de luxe. Plus la somme qui représente la circulation du numéraire sera élevée, plus l'impôt sera léger individuellement.
Source : Gallica

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