Résumé

A. Labbé Copie de deux lettres adressées à S. Exc… (1875)

La fraude ne serait pas plus à redouter dans les uns que dans les autres;— elle le serait moins, — la perception en serait plus facile; la seule différence qu'il y aurait alors, avec aujourd'hui, c'est que la branche de la consommation externe, jusqu'ici privilégiée, commencerait enfin à partager les charges et les désavantages que la consommation interne subit chaque jour, dans des proportions bien autrement considérables et au grand détriment de ses intérêts et de ceux de l'Etat.
Source : Gallica

A. Labbé Copie de deux lettres adressées à S. Exc… (1875)

Qu'en conséquence, pour faire face aux nécessités actuelles et à celles futures, il convient d'appliquer à l'entrée des villes, un impôt unique de 20 francs (par exemple) aux 100 kilos bruts, à tous les tissus qui y entreront, sans distinction de qualité ( système pratiqué dans la consommation interne pour les vins et spiritueux dont la diversité est grande) .
Dira-t-on que cet impôt serait excessif? Il représenterait à peine 1 franc sur l'habillement de l'homme ; 1 fr. 50 sur celui de la femme; 40 centimes sur celui de travail de l'ouvrier.
Source : Gallica

A. Labbé Copie de deux lettres adressées à S. Exc… (1875)

Au contraire, et cela a déjà été dit trop souvent pour être ignoré de personne, dans la généralité des impôts de la consommation interne, le pauvre paie inévitablement plus que le riche. — Pourquoi ? — Parce que ce sont des objets de première nécessité que, par sûreté pour le Trésor, on a frappés d'un droit généralement unique.
Le pauvre, dans sa consommation journalière, ne peut guère s'écarter de ces objets; le riche, au contraire, en a d'autres et consomme moins de ceux-là, ayant moins de forces à réparer.
Source : Gallica

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