Lamy, Le paysan et le bourgeois devant l'impôt… (1889)
“ Quand il nous arrive de perdre un cheval de 700 à 800 fr., une vache de 400 fr., un veau, etc., nous perdons le capital et la rente. Et vous dites que nous ne sommes pas assujettis aux pertes comme les rentiers? Quand il arrive une grêle, une gelée., tout notre travail est perdu, vous n'appelez pas cela perdre son capital? Si j'ai dépensé mille, deux mille ou trois mille francs pour main-d'oeuvre et fournitures, mes chevaux que j'ai employés, les semences, tout cela peut former un capital; si je n'ai rien récolté il est perdu et il faut tout de même que je paye mes impôts. ”
