Résumé

De la réduction de la rente, considérée comme principe de calamités morales dans l'État (1824)

Le contrat de rente avec l'État est une sorte de contrat aléatoire, un jeu, si vous voulez, où il ne faut rien moins que la chance d'un gros bénéfice pour justifier la témérité de l'action.
Le fisc a mauvaise grâce à opposer à son créancier l'exiguité de la somme prêtée : quelque petite qu'elle ait été, elle était toujours considérable pour le fisc, puisqu'il pouvait (cela suffit) impunément la garder gratuitement. L'exiguité du prix de la rente, loin d'être une raison de son iniquité, en serait plutôt une de sa justice
Source : Gallica

De la réduction de la rente, considérée comme principe de calamités morales dans l'État (1824)

CHAPITRE VI.
De l'influence de la réduction de la rente sur. la monarchie.
LA monarchie, affaiblie dans le principe par ses fautes , et depuis long-temps suspendue et calomniée par l'anarchie et le despotisme, a plus besoin que jamais , pour se rétablir, de la force de l'opinion publique et de l'appui de tous les citoyens. Si elle a pour cela un moyen, c'est assurément l'usage de la probité qui lui est naturelle ; car les hommes , en général matériels, tiennent plus de compte à l'autorité de ce qu'elle fait pour leur argent que de ce qu'elle fait pour leur intelligence.
Source : Gallica

De la réduction de la rente, considérée comme principe de calamités morales dans l'État (1824)

Mais outre cette sorte de personnes dont la rente publique est le seul moyen d'existence , il en est d'autres , et non moins dignes de protection , pour lesquelles elle est la propriété naturelle. Cette foule d'hommes qui cultivent les lettres ou les sciences, et qui ont besoin de paix, en même temps qu'ils sont en général incapables des affaires de la vie, trouvent leur affaire dans la possession des rentes.
Source : Gallica

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