Résumé

La Conversion du 5 pour 100 .… (1882)

Mais nous répétons que nous ne voyons absolument aucun motif qui devrait faire préférer une conversion directe et hâtive de la rente 5 pour 100 en consolidé 3 pour 100 à une réduction graduelle à 4 pour 100 d'abord, et en 3 4/2 ou 3 pour 100 ensuite. Car la méthode de réduction permettra à l'Etat d'économiser finalement 150 millions par an, au lieu de 75, sans détriment pour les porteurs de rente, et sans augmentation de la dette nationale.
Source : Gallica

La Conversion du 5 pour 100 .… (1882)

Un pareil résultat est certes fort brillant, mais on objectera, et avec raison, que ce système de conversion a deux défauts capitaux. En premier lieu, il aurait pour suite inévitable l'augmentation du capital de la dette nationale de la somme énorme de 2 milliards et demi. Ensuite, l'économie de 75 millions par an aura été obtenue une fois pour toutes, c'est-à-dire qu'elle ne pourra jamais être augmentée, puisqu'il est inutile de tenir compte dans cette étude des probabilités d'une réduction éventuelle du 3 pour 100 à un taux inférieur.
Source : Gallica

La Conversion du 5 pour 100 .… (1882)

Le 4 pour 100, c'est-à-dire les 10 millions, aurait pu être réduit sans nul doute, dans un temps donné, à 3 1/2 et finalement à 3 pour 100, soit à 7 millions et demi : en sorte qu'au lieu de 15 millions on aurait fini par ne plus payer que la moitié, sans avoir augmenté la dette, tandis que par le mode de conversion adopté en 1875 l'Etat n'a obtenu qu'une fois pour toutes une réduction de 2865000 francs, tout en ayant doublé le capital nominal de la dette !
Source : Gallica

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