Résumé

Portrait de Léon Faucher Léon Faucher Remboursement des rentes 5 p. %… (1836)

En Angleterre, où les emprunts se font en capital et non en rente, où le prêteur n'est pas
admis à stipuler la surcharge d'un amortissement, où tout emprunt n'est garanti contre le remboursement que pendant un temps déterminé (1) ; la réduction est une conséquence du crédit. En France on né peut réduire l'intérêt de la dette sans toucher aux bases mêmes de l'institution; c'est une révolution financière qu'il s'agit d'accomplir.
Source : Gallica

Portrait de Léon Faucher Léon Faucher Remboursement des rentes 5 p. %… (1836)

Sous la restauration, et jusqu'en 1836, l'intérêt de l'Etat a été sacrifié, par une réaction bien naturelle, à celui des capitalistes, et à une idole impuissante, l'amortissement. C'est l'époque du rachat substitué au remboursement.
Enfin, il reste à établir un système de crédit, qui résulte de l'étude même des faits et des leçons que l'expérience nous a chèrement vendues. Au remboursement forcé et au rachat successif du capital, il faut substituer le remboursement par la réduction de l'intérét.
Source : Gallica

Portrait de Léon Faucher Léon Faucher Remboursement des rentes 5 p. %… (1836)

J'irai plus loin : à moins de convertir la rente brutalement et sans compensation pour les rentiers , il n'y a de réduction possible dans l'intérêt qu'à la condition d'élever le capital. Ceux qui offrent des annuités aux porteurs ne font pas autre chose, quoique l'on ait dit. Qu'est-ce, en effet, sinon reconnaître une addition de capital, et détacher une partie de ce capital que l'on convertit en intérêts ?
Source : Gallica

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