Antoine Madrolle

Résumé

Antoine Madrolle Défense des rentiers de l'État… (1836)

Vous n'exigerez pas qu'ils se pourvoient d'immeubles en province : la propriété se détériore et le fermier est égoïste et trompeur, privés de l'oeil du maître. Les rentes sur l'Etat sont seules capables de servir d'emploi aux capitaux des Parisiens.
Mais est-il bien vrai de dire que les provinces profitent peu de avantages de la rente, s'il y a des avantages dans la rente. Dans un État quelconque, tout ce qui profite à une partie, profite, par contre coup, à toutes. Les provinces ne manquent pas de moyens de faire la loi, et d'imposer des contributions aux pauvres habitans de la capitale.
Source : Gallica

Antoine Madrolle Défense des rentiers de l'État… (1836)

RENTIERS DE L'ÉTAT.
Tout le monde a traité ou traitera la question de la réduction des rentes dans ses rapports de finances; nous allons la mettre en regard avec les intérêts de la morale et le salut même de l'État.
Il y a des préventions invétérées sur l'origine et la nature de la dette publique, sur son utilité, sur la protection qu'elle mérite. Un grand nombre d'économistes s'aveuglent, M. de Villèle le premier s'aveugla devant les fâcheux résultats que la mesure projetée de réduction entraîne avec elle : nous éprouvons le besoin de dissiper ces préjugés et de faire voir ces illusions.
Source : Gallica

Antoine Madrolle Défense des rentiers de l'État… (1836)

Le fisc a mauvaise grâce à opposer à son créancier l'exiguité de la somme prêtée : quelque petite qu'elle ait été, elle était toujours considérable pour lui, puisqu'il pouvait (cela suffit) impunément se l'approprier. La nullité du prix de la rente, loin d'être une raison de son iniquité, en serait plutôt une de sa justice; car, les fonds publics ne baissent jamais qu'en raison de la faiblesse, et par conséquent du défaut de garanties, de l'État.
Source : Gallica

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