Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais

Résumé

Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais 100 millions à rendre aux contribuables… (1832)

Il y aura mieux que réduction de l'intérêt : il y aura abolition de l'intérêt et du capital.
C'est là où l'on va ; soit en fait, en prolongeant le fonds d'amortissement, déja onéreux, bientôt odieux, au point de dégoûter du service des arrérages.
Soit en droit, en érigeant le principe de la réduction forcée ou du remboursement simulé : choses identiques.
Car rien n'est élastique comme un principe : tellement que sans peine, sans effort, il part de la réduction du cinquième, et parvient à la réduction des cinq cinquièmes.
Source : Gallica

Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais 100 millions à rendre aux contribuables… (1832)

Or, ceux qui en leur aime et conscience se font fort que ce soit d'un pour cent, sont-ils seulement au nombre de plus d'un dans le cabinet, de plus de dix dans la chambre, de plus de mille dans la nation ?
C'est caver au plus fort, que de supposer, le ciel aidant, la réduction à demi pour cent, à dix millions d'intérêt.
Eh! mais, justement les dix millions d'intérêt, à raturer sur le grand livre, équivalent aux dix millions de profit, à soustraire de la richesse publique, pour le service annuel de l'amortissement.
Source : Gallica

Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais 100 millions à rendre aux contribuables… (1832)

Un siècle n'aurait pu autrefois en produire de semblables à la maison de commerce la plus opulente et la plus habile.
M. de Villèle ne craint pas d'assumer sur lui seul toute la responsabilité que peut entraîner une semblable mesure. Mais qu'importe cette responsabilité à la masse immense des rentiers : en seront-ils moins dépouillés si le président du conseil est disgracié? en seront-ils plus riches si le ministre des finances obtient vingt mille francs de rente de plus, avec le titre de ministre d'état?
Source : Gallica

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