Résumé

Les nouveaux impôts par le Cte de Champagny… (1877)

En d'autres termes, et pour mieux nous expliquer, Dieu, à l'origine, pour que l'homme pût vivre, lui a donné deux choses : la terre et sa personne. D'un côté la terre avec tous les germes qu'elle contient et les produits qui sortent d'elle, herbes, plantes, arbres et les animaux mêmes auxquels elle fournit leur substance — de l'autre côté, la personne humaine, c'est-à-dire le corps, les muscles, les bras, etc., c'est-à-dire aussi l'intelligence qui fait mouvoir ces instruments et met en oeuvre ces matériaux. — Eh bien! la terre, c'est le capital; et la personne humaine, c'est le travail.
Source : Gallica

Les nouveaux impôts par le Cte de Champagny… (1877)

Or, l'impôt foncier, c'est l'impôt sur le bois, sur la viande, et surtout c'est l'impôt sur le pain. Si le cultivateur paie davantage à l'État, il mettra son blé plus cher pour qu'il lui rapporte ce qu'il lui coûte. Et par suite, vous, à votre tour, vous paierez votre pain deux sous de plus, pour n'avoir pas voulu payer votre eau-de-vie ou votre journal un centime de plus. Encore une fois, ne vous imaginez pas qu'on puisse ruiner quelqu'un sans nuire à tout le monde.
Source : Gallica

Les nouveaux impôts par le Cte de Champagny… (1877)

Non, ne refusons rien de ce que le bon Dieu nous donne ; s'il nous donne un moyen plus facile de pétrir le pain, ne le rejetons pas sous prétexte que cela nuirait au boulanger. S'il nous fait découvrir la pomme de terre que nous ne connaissions pas, ne jetons pas la pomme de terre à l'eau sous prétexte qu'elle ferait tort au maraîcher. En un mot, avoir les denrées plus abondantes et par suite à meilleur prix, c'est le bénéfice de tout le monde, du sabotier, du boulanger, et du maraîcher, comme du propriétaire, du banquier et du roi. C'est la richesse du genre humain.
Source : Gallica

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