Résumé

A M. Pierre Joigneaux, représentant du peuple… (1849)

Nous savons bien que les poules des riches ne pondent pas de l'or, pas plus que les poules des pauvres. Les riches ne font pas de l'argent. Ils ont des vins à vendre comme nous, et quand ils ne les vendent pas, ou quand leurs fermiers ne les payent pas, ils sont dans l'embarras comme les autres. Car avec quoi payent-ils leurs impôts, s'il vous plaît? Avec leurs revenus apparemment. Et quand ces revenus viennent à manquer, force est bien qu'ils empruntent. Savez-vous qu'il y en a terriblement qu'on croit riches, qui vivent d'emprunt?
Source : Gallica

A M. Pierre Joigneaux, représentant du peuple… (1849)

Vous êtes représentant du peuple, cela vous vaut 9,000 francs par an ; c'est une assez bonne rente. C'est un domaine sur lequel il ne grêle pas et qui ne paye point d'impôts; vous ne demanderiez pas mieux que de le garder.
Aussi les promesses pleurent de votre plume comme grésil en mars : dégrèvement de la propriété foncière; institution de banques agricoles qui prêteraient à 3 p. 100; abolition de l'impôt sur les vins; l'enseignement gratuit pour nos enfants; la justice à bon marché ou pour rien; le remboursement dès 45 centimes
Source : Gallica

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