Résumé

Amédée Gratiot Messieurs les socialistes, une solution… (1848)

Nous qui enfouissions tant de capitaux dans nos usines pour procurer à notre village un peu d'aisance et de bien-être ! Détruire la pauvreté sans dépenser un sou, supprimer la misère sans délier sa bourse, construire des usines, fonder des manufactures, créer des chemins de fer, sans toucher à sa propre fortune, sans recourir aux capitaux de ses amis, cela est si facile! L'État n'est-il pas là? L'État ne doit-il pas à tous les instruments de travail?
Source : Gallica

Amédée Gratiot Messieurs les socialistes, une solution… (1848)

Le désespoir est entré dans toutes les âmes. La France aux abois en est venue à douter de la République. Et les ouvriers (non pas tous, mais un grand nombre) , des hommes que nous avions connus honnêtes, sages, laborieux, nos frères, nos compagnons, que le travail faisait vivre, quand le travail n'était pas organisé encore; aujourd'hui, ces mêmes ouvriers, mourant de faim, dégradés par la misère, s'enivrant de l'émeute, et perdant la conscience de leur dignité d'homme, s'en vont aux carrefours crier, suivant qu'on les paie : Vive Barbes !
Source : Gallica

Amédée Gratiot Messieurs les socialistes, une solution… (1848)

Il faut avoir, pour cette société, un peu d'indulgence. Il ne faut pas croire que le bien s'improvise. Il s'accomplit lentement, comme tout progrès. Quand votre montre avance ou retarde, ou s'arrête, la brisez-vous pour en refaire une autre ? Non. Vous la confiez à un horloger intelligent, qui la répare, qui la perfectionne. Un rouage a changer, une chaîne à raccourcir, moins que rien, et, de mauvaise, la montre redevient meilleure. La société est comme votre montre. Pourquoi la briser, si le changement d'un rouage suffit pour qu'elle s'améliore?
Source : Gallica

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