Résumé

Adolphe Lambert Aux paysans, deuxième causerie électorale… (1849)

C'est encore le paysan qui défend la terre, cette terre marâtre qui n'a que des rigueurs pour lui, où il ne trouve de repos qu'à la mort; c'est lui qui la défend, qui verse le plus de sang pour elle ; qui change, quand il le faut, de fer comme de moisson ; qui marche à la frontière, pieds nus, sans pain , au chant de la Marseillaise, formant les quatorze armées de la République et fauchant l'ennemi comme un blé mûr.
Source : Gallica

Adolphe Lambert Aux paysans, deuxième causerie électorale… (1849)

Par le temps de réaction qui court les charlatans politiques amassent les badeaux autour d'eux, en faisant un affreux tintamare, non point de grosse-caisse et de cimballe, mais, de gros mots, de menaces retentissantes, de peur et d'alarme; ils sonnent une espèce de tocsin de tous les égoïsmes aux abois; et quand ils voient le public réuni, l'oeil ou vert, la bouche béante, inquiet et attentif: « La société, s'écrient-ils, est malade, La propriété, la Religion, la Famille sont en danger. Nous venons guérir la société et sauver la Famille, la Religion, la Propriété ! »
Source : Gallica

Adolphe Lambert Aux paysans, deuxième causerie électorale… (1849)

Si la nature n'a pas épuisé pour elle tout l'arsenal de ses misères et s'est oubliée jusqu'à lui faire le plus beau cadeau qu'une fille puisse demander au bon Dieu, la beauté, oh ! malheur, malheur sur elle ! car la séduction la menace, car, dans un de ces moments douloureux où elle s'attristera de voir son beau corps couvert de haillons, dans un jour de faim, dans une heure de désespoir, le délire des misères humaines peut l'égarer ; et le riche la guette à la porte, comme le chat guette la souris que la faim pousse hors de son trou, pour acheter ses charmes, son honneur, son âme
Source : Gallica

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