Charles Marchal, Cri de misère (1848)
“ Tous les hommes sont égaux devant la faim, comme ils sont égaux tous devant la mort ! ! ! Pouvant tout pour le peuple, vous n'avez rien fait pour lui; vous l'avez parqué comme un vil bétail; vous l'avez tondu et saigné. Malheureux! ce sang, c'est le plus pur de la patrie ! Ces iniquités retomberont sur vos têtes, Messieurs les Citoyens ! La prison ou la mort, voilà le dilemme. Oui, la mort, — ou pis que la mort, — la prison ; la prison, souvent même sans jugement ”
