André Theuriet,
Les enchantements de la forêt
(1881)
“ Pendant toute cette besogne, l'atelier bavarde et chante, car le sabotier n'engendre point la mélancolie comme son voisin le charbonnier; les muscles continuellement en action, le travail en pleine lumière après une bonne nuit de sommeil, tout cela vous met en appétit et en belle humeur. Le sabotier chante comme un loriot, tout en fouillant le bois tendre d'où sortent de blancs copeaux, fins et lustrés comme des rubans; et l'ouvrage se façonne au milieu des rires et des refrains rustiques. Les premiers sabots, les plus grands, sont fabriqués dans les larges tronces voisines de la souche. ”
