Résumé

René Millet Le Parti radical en Angleterre…

C’est à peu près ce que fait M. Mill lorsqu’il examine des institutions, et son erreur est la même : il compte les pierres du temple, il n’en saisit pas l’ensemble. Qu’on ne lui parle pas de droit et de justice : sont-ce là des choses qui se comptent et se pèsent ? C’est une espèce de proportion et d’harmonie que l’on met dans les sociétés ; les hommes reproduisent dans leurs lois l’équilibre qu’ils rêvent, comme l’artiste conçoit la forme d’un monument digne du dieu qui l’habite. Pure chimère, M. Mill ne croit qu’à ce qu’il voit.
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René Millet Le Parti radical en Angleterre…

Est-ce donc un véritable impôt, celui qui absorbe tout ou partie du capital qu’il frappe ? L’impôt n’est perçu par l’état sur les capitaux qu’à la condition d’en protéger la jouissance et l’exploitation. S’il les absorbe au lieu de prélever sa part de revenu, peut-on dire qu’il les protège ? Qu’importe au capitaliste qu’il y ait une police pour garder sa maison, une armée qui veille sur sa sécurité, des tribunaux qui consacrent ses droits ; s’il achète ces avantages au prix de tout son bien ?
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René Millet Le Parti radical en Angleterre…

Une société adopte un système qui la perd : ira-t-on invoquer le droit de se tromper soi-même pour défendre la doctrine, et proclamer un principe légitime parce qu’il le deviendra le jour où il sera consenti ? C’est abuser du langage et de la logique. Cependant ceux qui fondent le despotisme de l’état sur la liberté du contrat social ne font pas autre chose. Il faudrait commencer par démontrer que leur système est le plus conforme à la nature humaine ; alors, satisfaisant aux conditions de la vie de chacun, il pourrait former l’association de tous, et mériterait d’obtenir leur consentement.
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