G. Poujard’hieu

Résumé

G. Poujard’hieu Revue des Deux Mondes

Pourquoi ce qui est autorisé pour ces sociétés étrangères ne le serait-il pas pour des sociétés françaises dont l’existence importerait tant aux progrès de notre industrie ? N’est-ce pas cet avantage des apports qui a conduit les entrepreneurs de grandes sociétés à pousser les capitaux de la France vers l’extérieur ? Le système avec lequel on ne reconnaît ni apports ni avantages particuliers aux organisateurs, promoteurs, fondateurs ou directeurs d’une entreprise en France, a-t-il donné des résultats avantageux, soit pour l’intérêt général, soit pour la moralité publique ?
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G. Poujard’hieu Revue des Deux Mondes

En chassant du marché des valeurs publiques leurs concurrens et leurs rivaux, les monopoles ont créé cet état de marasme qui fait que le pays doute à la fois de ses ressources et de sa force. Au milieu d’une apathie qui ne se réveille que sous les émotions de la défiance et de la crainte, les moindres secousses dans notre économie financière inspirent les plus vives alarmes.
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G. Poujard’hieu Revue des Deux Mondes

Par le rachat des chemins, l’esprit d’association, qui est le grand principe civilisateur de notre époque, serait atteint dans la plus grande œuvre qu’il ait créée, et il ne se relèverait pas de ce coup funeste. Tout ce qui reste encore à faire avec son aide, et ne peut se faire sans lui, avorterait infailliblement, car c’est une étrange erreur de penser qu’en débarrassant la situation économique de l’œuvre qui est à la charge, des compagnies de chemins de fer, l’esprit d’association, qui a fondé ces compagnies, prendrait, un nouvel essor dans une direction nouvelle.
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