Résumé

V. Bonnet Du Crédit des Chemins De Fer et des Moyens d’achever le Réseau

Si les titres de ce nouveau grand-livre avaient les mêmes avantages que la rente comme garantie, et de plus un avantage tout spécial dans la prime de remboursement, il pourrait arriver qu’ils fussent plus recherchés que ceux de l’état ; alors les inconvéniens sautent aux yeux. L’état ne peut pas donner les mains à l’organisation d’un crédit plus recherché que le sien. À tant faire que d’organiser un grand-livre des chemins de fer sous la garantie complète de l’état, il n’y a qu’une chose possible : c’est que ce soit l’état lui-même qui tienne ce grand-livre, qui emprunte pour les compagnies.
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V. Bonnet Du Crédit des Chemins De Fer et des Moyens d’achever le Réseau

Quand on parle de créer une banque avec faculté d’émettre du papier-monnaie, on s’imagine qu’on peut étendre indéfiniment la circulation fiduciaire, et qu’il suffit qu’une banque émette du papier pour que le public le prenne : c’est une erreur capitale. Tant qu’on maintient le principe de la conversion facultative du papier en espèces, ce n’est ni le législateur ni les banques qui fixent l’étendue de la circulation fiduciaire, c’est le public tout seul.
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V. Bonnet Du Crédit des Chemins De Fer et des Moyens d’achever le Réseau

Les compagnies de chemins de fer ont déjà traversé bien des vicissitudes, elles ont déjà plus d’une fois vu l’opinion publique changer complètement à leur égard, et passer pour ainsi dire sans transition d’un extrême à l’autre, de l’engouement à l’éloignement. Sans remonter au-delà de 1845, on se rappelle la faveur qui accueillit alors ces sortes d’entreprises. À peine étaient-elles constituées, et avant même qu’elles le fussent, lorsqu’elles n’avaient encore que l’espoir d’une concession, elles pouvaient négocier cet espoir avec prime, sous le nom de promesses d’action.
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