Résumé

Pierre-Paul Lemercier Considérations sur l'état des finances et les besoins extraordinaires du gouvernement… (1815)

En analysant fidèlement toute la science fiscale déployée en France depuis un quart de siècle et plus, on trouve, à quelques accidents près, que le système de finances s'est réduit au doublement indéfini des mêmes impôts, à des emprunts forcés, à l'aliénation de tous les domaines qu'on a cru pouvoir impunément envahir, et a l'accroissement illimité de la dette publique.
Source : Gallica

Pierre-Paul Lemercier Considérations sur l'état des finances et les besoins extraordinaires du gouvernement… (1815)

Nous croyons nous tromper en disant qu'on n'a rien inventé ; car pour réaliser l'emprunt de 100 millions dans la capitale, on y a employé l'expédient qu'on serait le plus tenté d'imputer à la malignité , si l'excessive indulgence ne consentait à lui prêter l'excuse de l'irréflexion. Un mode de percevoir insolite et brusque, une répartition confuse et arbitraire , voilà ce qui a été adopté pour l'emprunt forcé à Paris.
Source : Gallica

Pierre-Paul Lemercier Considérations sur l'état des finances et les besoins extraordinaires du gouvernement… (1815)

Celte considération , nous le sentons fort bien, ne doit pas tourner au profit du gouvernement, en ce sens qu'elle ne peut devenir l'occasion de rétablir sur la rente l'impôt qui subsistait aux temps plus prospères dont nous venons de parler; parce qu'il se pourrait qu'un petit nombre d'anciens titulaires qui ont acquis bien avant la réduction de la rente au tiers , et qui possèdent encore par eux-mêmes ou par leurs héritiers , fussent ainsi beaucoup trop lésés, ce qui ne serait pas conforme aux principes et à la volonté d'un gouvernement qui veut être juste.
Source : Gallica

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