Résumé

Clovis Vraye L'Emprunt des trois milliards, le droit fiscal sur les successions et l'impôt sur les revenus… (1872)

Les revenus de la richesse acquise, voilà bien, en effet, les facultés qui doivent servir de base à la répartition proportionnelle des charges publiques. Si ce principe n'est pas toujours mis en pratique ; si, dans une foule de nos lois financières, l'impôt est constitué à l'état progressif inverse de la richesse, c'est qu'au lieu de l'asseoir sur un revenu, un capital, une faculté quelconque qui l'eut nécessairement proportionnalisé, on l'a remplacé par des droits fixes, abusifs par leur nombre et par leur taux.
Source : Gallica

Clovis Vraye L'Emprunt des trois milliards, le droit fiscal sur les successions et l'impôt sur les revenus… (1872)

L'impôt sur le revenu, au contraire, fait disparaître cette inégalité en atteignant uniformément et d'un seul coup toute la richesse mobilière, quelqu'en soit le chiffre. En résumé, à ce point de vue, il parait bien difficile d'admettre qu'à l'avenir il ne prendra pas racine dans notre système financier, d'autant plus qu'à notre appréciation le meilleur système d'impôts est celui qui, avec le moins de taxes possibles, tient compte de tous les éléments d'imposition (1) .
Source : Gallica

Clovis Vraye L'Emprunt des trois milliards, le droit fiscal sur les successions et l'impôt sur les revenus… (1872)

L'amortissement de la dette publique sur une large échelle est la condition indispensable de l'abaissement de l'intérêt par l'abondance des capitaux ; mais cette condition — le passé l'a prouvé—est antipathique à l'emprunt en rente perpétuelle; elle est au contraire de l'essence de l'emprunt en obligations remboursables. Un Etat qui se libère améliore son crédit et s'attire aussitôt l'offre de capitaux à intérêt diminué.
Source : Gallica

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