Résumé

Pierre-Paul Lemercier Comparaison des bases de la loi de finances du 18 avril 1816… (1816)

Remarquez encore que le propre de l'aliénation est d'anéantir le gage qui fixait la confiance; que le doute accompagne l'incertitude des produits et que la crainte suppose toujours l'abus qu'on en peut faire. Dès-lors les signes qui représentaient ces produits par anticipation sont repoussés de toutes parts ; et quand leur gage disparaît, où ne peut pas plus croire à la possibilité de leur remboursement intégral, qu'à la fécondité dû néant.
Tout au contraire des annuités dont, ici, nous n'entendons parler qu'accessoirement et parce que le budget nous en fournit l'occasion.
Source : Gallica

Pierre-Paul Lemercier Comparaison des bases de la loi de finances du 18 avril 1816… (1816)

Nous placerons en première ligne, et comme le plus facile à réaliser, l'impôt en général que perçoit l'administration des domaines , c'est-à-dire le droit de timbre et d'enregistrement, qui figurent ensemble au budget, l'augmentation du tarif comprise , pour une somme de 140 millions.
Il ne sera pas très-aisé, à la vérité, d'éluder le droit du timbre; et le produit qu'on espère en tirer ne peut diminuer qu'avec la masse des transactions. Mais il n'en est pas de même du droit d'enregistrement : plus le tarif en est élevé , plus il semble qu'on soit enclin à s'y soustraire.
Source : Gallica

Pierre-Paul Lemercier Comparaison des bases de la loi de finances du 18 avril 1816… (1816)

Quelles limites ils prétendent mettre à l'autorité du législateur, pour qu'il ne puisse, dans sa justice et selon sa conscience, atteindre sûrement la propriété fictive, en défendant au titulaire l'exercice de ses droits avant l'acquit de ceux de l'Etat, aux tribunaux de protéger l'action du créancier sans la justification préalable du payement de l'impôt, au débiteur de ne se libérer qu'après la même justification, sous peine de payer deux fois ?
Source : Gallica

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