Résumé

Joseph Cambon Rapport et projet de décret sur la dette publique viagère… (1793)

Après avoir établi quel était le montant des rentes viagères dues par la République, votre comité à dû définir quelle était la dette connue sous ce nom.
On doit entendre par rentes viagères, celles qui restent entièrement éteintes à là mort de ceux sur qui elles sont constituées ; ainsi elles peuvent être assimilées aux annuités qui comprennent deux parties distinctes : l'une est l'intérêt du capital fourni dans l'emprunt ; l'autre est la portion du capital que l'emprunteur rembourse chaque année au rentier.
Source : Gallica

Joseph Cambon Rapport et projet de décret sur la dette publique viagère… (1793)

Farcieux prouve, dans son ouvragé, que la vie moyenne des rentiers de la France, prisé à l'âge de cinq ans, fait espérer un âge moyen de quarante-huit ans et trois mois.
La différence entre ces deux, ordres de mortalité est facile à saisir. En effet, on doit considérer les personnes qui constituent ordinairement des rentes viagères, comme des gens d'élite, qui doivent vivre plus que le commun des hommes. La plupart sont à l'abri des maladies de l'enfance, des dangers qui accompagnent certaines professions , de l'extrême misère et des travaux forcés.
Source : Gallica

Joseph Cambon Rapport et projet de décret sur la dette publique viagère… (1793)

Le propriétaire d'une rente viagère de 1,000 liv. sur une tête actuellement âgée de neuf ans, aurait droit d'après la table première, au capital de 15,210 liv. ; mais comme d'après le taux des emprunts faits par
l'ancien gouvernement, propriétaire doit n'avoir fourni au trésor public que 10,000 liv., nous vous proposons de lui accorder l'option d'une inscription de 500 liv. sur le grand livré de la dette consolidée , ou de conserver une rente viagère de 607 liv. Dans ce cas le dégrèvement de la Nation serait de 343 liv. de rente viagère.
Source : Gallica

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