Résumé

Alexandre Crevel,  Le Cri des rentiers contre le prétendu droit de remboursement… (1836)

“ Dans une obligation de rente, la rente est le principal, la cause ; le capital est la conséquence, l'effet ; dans une obligation de capital, le capital est le principal, la cause; la rente est la conséquence, l'effet : on anéantit un capital-dette par le remboursement. Le remboursement détruisant le capital-cause, détruit la rente-effet ; on anéantit une rente par l'amortissement subit, graduel, régulier ou irrégulier; en détruisant la rente-cause, on détruit le capital-effet. ”
Source : Gallica

Alexandre Crevel,  Le Cri des rentiers contre le prétendu droit de remboursement… (1836)

“ Les charges publiques se divisent en deux parties distinctes : le paiement de la dette-rente de l'association, et les dépenses de l'administration générale de cette association.
La dette publique est garantie : par quoi ? est-ce par des paroles législatives, par des billets à la Charte, par des serments ? est-ce par la maxime verba volant, seriploe manent ? Les écrits ne sont-ils pas des feuilles de papier? l'expérience leur applique l'adage, autant en emporte le vent. Verba volant, seriploe volant, jures volant. Eh ! bon Dieu ! tout vole dans le monde politique.
”
Source : Gallica

Alexandre Crevel,  Le Cri des rentiers contre le prétendu droit de remboursement… (1836)

“ Les créanciers de l'Etat, sous l'empire du droit politique exceptionnel, si leur rente, inviolablement garantie, n'était pas payée, diraient : Vous avez pris l'engagement de nous payer annuellement 5 francs, il est inviolable , et violé, si vous payez 4 fr. 95 cent. ; vous n'êtes pas solvable, vos propriétés le sont en tout ou en partie ; nous invoquons le droit commun et le bénéfice de l'article 1913 : « Le capital de la rente constituée devient aussi exigible en cas de faillite ou de déconfiture du débiteur. » ”
Source : Gallica

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