Lamy

Élements biographiques

Lamy,  Le paysan et le bourgeois devant l'impôt… (1889)

“ Quand il nous arrive de perdre un cheval de 700 à 800 fr., une vache de 400 fr., un veau, etc., nous perdons le capital et la rente. Et vous dites que nous ne sommes pas assujettis aux pertes comme les rentiers? Quand il arrive une grêle, une gelée., tout notre travail est perdu, vous n'appelez pas cela perdre son capital? Si j'ai dépensé mille, deux mille ou trois mille francs pour main-d'oeuvre et fournitures, mes chevaux que j'ai employés, les semences, tout cela peut former un capital; si je n'ai rien récolté il est perdu et il faut tout de même que je paye mes impôts. ”
Source : Gallica

Lamy,  Le paysan et le bourgeois devant l'impôt… (1889)

“ On estimait à un dixième le bénéfice du fermier qu'il fallait déduire sur le revenu net, cela me paraît très juste : si un fermier n'avait pas un bénéfice en dehors de son travail; autant qu'il soit journalier ou voiturier pour les autres propriétaires ou cultivateurs, c'est-à-dire pour le compte des autres.
Vous vous plaignez, messieurs les rentiers, que votre argent ne vous rapporte presque plus rien.
”
Source : Gallica

Lamy,  Le paysan et le bourgeois devant l'impôt… (1889)

“ Où est donc la garantie de son capital pour celui qui ne peut pas trouver à les louer après les avoir augmentées par les fumiers et les engrais de toutes sortes — ces terres à 12 ou 15 fr. qui devraient lui rapporter le double ce qu'on les louait à l'époque où il en a fait l'acquisition? C'est tout le contraire: on lui en offre moins. Tous les frais d'augmentation de ces terres sont perdus pour lui, et vous dites que notre capital est bien garanti? Vous voyez qu'un cultivateur-propriétaire a perdu les trois quarts de sa fortune et toutes les améliorations qu'il a faites dans son bien. ”
Source : Gallica

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