Résumé

Réflexions sur le nouveau système de l'impôt indirect… (1814)

“ La perception de l'impôt indirect sur les boissons s'est jusqu'alors divisée en deux parties bien distinctes; la première se paie aux entrées dans les villes ; la seconde à la consommation du détail, chez le débitant même.
La sagesse du législateur de tous les siècles a voulu la diviser ainsi, afin que le riche, soit de son propre fonds, soit de son industrie, que l'homme aisé ou réputé tel, que l'honnête artisan , que l'homme enfin de tous les rangs que l'impôt direct peut atteindre , ne paie de l'impôt indirect qu'une portion relative.
”
Source : Gallica

Réflexions sur le nouveau système de l'impôt indirect… (1814)

“ L'octroi sera toujours la barrière de la fraude, mais il lui faut un palladium.
C'est encore dans une perception qui peut doubler , tiercer peut-être , perception abandonnée à elle-même , que la fraude puise son principal aliment. Qui ne sait que plus les droits sont élevés aux entrées, plus elle offre d'appât à ceux qui l'organisent ; les débitans , ainsi dégagés de toute surveillance , de toute comptabilité n'auraient-ils pas alors le plus grand intérêt de s'y livrer ? Le consommateur lui-même , qui se croirait lésé, par cela même, croirait en avoir acquis le droit.
”
Source : Gallica

Réflexions sur le nouveau système de l'impôt indirect… (1814)

“ Magistrats , protecteurs nés d'une grande Cité , jetez encore un regard sur l'avenir, et vous serez effrayés; vous aurez, sans y penser, sans le vouloir, détourné les canaux de la circulation ; vous aurez tari des sources de prospérités ; vous aurez fait refluer la consommation d'une grande ville hors de son enceinte, les fortunes médiocres la déserteront pour retrouver l'aisance dans les campagnes. ”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature